30 avril 2016

ENCYCLIQUE ECCLESIA DE EUCHARISTIA de JEAN-PAUL II

Encyclique Ecclesia de Eucharistia du 17/04/2003 :         

"L’Eglise vit de l’Eucharistie"

Présentation complète

 

 Introduction

  L’Eucharistie est un mystère lumineux (n°6) au contenu vraiment énorme (5). Le mystère de la foi qu’il contient est celui-ci : le monde sorti des mains de Dieu créateur, retourne à lui après avoir été racheté par le Christ (8). Elle établit un lien entre le ciel et la terre (8). L’intention de l’encyclique est donc de raviver l’admiration eucharistique (6), source et sommet de toute la vie chrétienne (1), centre de la vie ecclésiale (3).

  Pour y parvenir, il est nécessaire cependant de dissiper les ombres sur le plan doctrinal et les manières de faire inacceptables (10). Il y a, en effet, des abus, des ambiguïtés, des réductions :

- La compréhension est privée de sa valeur sacrificielle et réduite à une rencontre conviviale et fraternelle.

- La nécessité du sacerdoce ministériel fondé sur la succession apostolique est obscurcie.

- Le caractère sacramentel de l’Eucharistie est réduit à la seule efficacité de l’annonce.

- Il y a des pratiques eucharistiques œcuméniques contraires à la discipline.

 

Chapitre I : Mystère de la Foi

  Ce premier chapitre insiste sur la valeur sacrificielle de l’Eucharistie (12). Il s’agit d’un sacrifice au sens propre (13). Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l’Eucharistie sont un unique sacrifice (12). C’est le mémorial de la mort et de la résurrection (11). C’est la re-présentation sacramentelle du sacrifice de la Croix (la passion et la mort) perpétuée au long des siècles et rendu ainsi présent dans le temps :  « nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus ». C’est un amour qui va jusqu’au bout : « livré pour vous » « versé pour vous » « répandu pour la multitude ». C’est, en premier lieu, un don à son Père, en notre faveur, auquel chacun ajoute l’offrande de lui-même (13).

  L’Eucharistie, c’est aussi le banquet sacré de la communion au Christ (12). Il est le don par excellence, de sa personne, dans sa sainte humanité et de son œuvre de salut (11). Le Christ s’offre en nourriture (16). Il nous communique aussi son Esprit (17). La présence est réelle (15), substantielle, le Christ, Homme-Dieu se rend présent tout entier (15). Il y a transsubstantiation, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration (15).

  On peut parler d’une anticipation du Paradis (18), d’une communion avec le ciel, d’une liturgie céleste. C’est un coin du ciel qui s’ouvre sur la terre (19).

 

Chapitre II : L’Eucharistie édifie l’Eglise.

 Importance de la communion eucharistique, car l’Eucharistie renforce l’incorporation au Christ (23).

Encouragement à l’adoration eucharistique et à la visite au Saint-Sacrement. D’après saint Alphonse Marie de Liguori, « parmi toutes les dévotions, l’adoration de Jésus dans le Saint-Sacrement est la première après les sacrements, la plus chère à Dieu et la plus utile pour nous » (25).

 

Chapitre III : L’apostolicité de l’Eglise et de l’Eucharistie.

  L’Eucharistie a été confiée aux Apôtres, puis transmise par leurs successeurs jusqu’à nous. La continuité apostolique est nécessaire pour qu’il y ait église au sens plénier. Le ministre ordonné ne vient pas de la communauté. C’est un don que l’on reçoit à travers la succession apostolique (29).

Sacerdoce et Eucharistie sont inséparables. Le prêtre célèbre in persona Christi (29). Il est appelé à célébrer quotidiennement même s’il n’y a pas de fidèles (31).

  Les communautés protestantes sont coupées de la succession apostolique. Elles n’ont pas conservé la substance propre et intégrale du mystère eucharistique. Les catholiques doivent s’abstenir de communier lors des célébrations protestantes afin de témoigner de la vérité sur la nature de l’Eucharistie (30).

 

 Chapitre IV : L’Eucharistie et la communion ecclésiale.

   La participation à l’Eucharistie n’est pas automatique. Il y a des conditions à respecter. Tout d’abord, l’âme doit être prête (foi, charité, vie de grâce), libérée de tout péché grave (36). Eucharistie et pénitence sont liées.

  Ensuite, il faut être en communion avec l’Eglise, car l’Eucharistie est la plus haute manifestation sacramentelle de la communion. Le Christ est la Vérité et il rend témoignage à la vérité. Le sacrement de son corps et de son sang n’admet pas de mensonge. Il est donc nécessaire d’accepter intégralement la profession de foi, les sacrements et le gouvernement ecclésiastique (38). Voilà pourquoi les personnes non baptisées et celles qui refusent la vérité intégrale de la foi sur le mystère eucharistique ne peuvent communier.

  L’Eucharistie est le sacrement de l’Unité de l’Eglise (42). La communion avec le Saint Père est une exigence intrinsèque de la célébration du sacrifice eucharistique. Toute célébration exprime la communion avec Pierre et avec l’Eglise toute entière (39). Il faut la pleine communion pour que les communautés chrétiennes célèbrent ensemble. Le chemin vers la pleine unité ne peut se faire que dans la vérité (44). Le respect des normes est une expression effective d’amour (42).

  Il existe cependant des circonstances spéciales (45) où l’Eglise permet l’accès de certains sacrements (eucharistie, pénitence, sacrement des malades) à des non catholiques et réciproquement. Le critère ne sera pas l’intercommunion mais un sérieux besoin spirituel personnel. Une condition est requise : partager la foi de l’Eglise catholique dans ces sacrements et le sacerdoce. En outre, le catholique ne peut recevoir l’Eucharistie que dans une communauté qui a un sacrement de l’Ordre valide (46). C’est le cas avec les orientaux.

 

Chapitre V : La dignité de la célébration eucharistique.

  Dans ce chapitre, le pape aborde les abus qui n’ont pas manqué (52). On a introduit des innovations non autorisées. Un sens mal compris de la créativité s’est parfois imposé.

  Le banquet eucharistique est vraiment un banquet sacré (48). Le mystère est trop grand et trop précieux pour le traiter à sa guise. La liturgie n’est jamais la propriété privée de quelqu’un ni du célébrant ni de la communauté (52). Le caractère sacré et la dimension universelle doivent toujours être respectés. Le prêtre préside in persona Christi. Le pape lance un vigoureux appel pour que les normes liturgiques soient observées avec une grande fidélité (52). Il annonce un document à venir sur ce thème d’une grande importance.

 

Chapitre VI : A l’école de Marie, la femme eucharistique. 

  Il y a une analogie profonde entre le fiat de Marie et l’Amen du fidèle qui reçoit le Corps du Seigneur (55).

 

Conclusion

  L’Eucharistie signifie sacrifice, présence, banquet. Elle n’admet ni réduction ni manipulation. Elle doit être vécue dans son intégrité. Nous ne devons atténuer aucune dimension ni aucune exigence et transmettre ce trésor sans en perdre un seul élément (61).

 

Prière de Saint Thomas d’Aquin :

 

Bon Pasteur, pain véritable,

Jésus, aie pitié de nous

nourris nous, protège-nous

fais-nous voir le bien suprême,

dans la terre des vivants.

Toi qui sais et qui peux tout,

toi notre nourriture d’ici-bas,

prends-nous là-haut pour convives

et pour héritiers à jamais

dans la famille des saints.

 


27 février 2016

L'ENCYCLIQUE ECCLESIA DE EUCHARISTIA

  Présentation brève

 

  La dernière encyclique de Jean-Paul II a pour titre : L’Eglise vit de l’Eucharistie et elle est datée du 17/04/2003.

  Le Pape veut nous faire partager son admiration devant ce grand mystère de la foi qu’est l’Eucharistie. Ce sacrement établit un lien entre le ciel et la terre et c’est pourquoi il est la source et le sommet de la vie chrétienne. Chacun est invité à en découvrir toute la richesse pour en vivre plus profondément. Pour y parvenir, il est nécessaire cependant de raviver notre amour de l’Eucharistie, c'est-à-dire de Jésus-Christ lui-même et de toujours mieux Le recevoir au moment de la communion. 

  Le premier chapitre est consacré à la signification de ce sacrement. Il rappelle qu’il s’agit d’abord d’un sacrifice, celui du Christ qui se donne au Père par amour pour nous. C’est le sacrifice de la Croix rendu ainsi présent à chaque Messe. Le sacrifice du Christ (on peut dire l’offrande) et le sacrifice de l’Eucharistie sont un unique sacrifice (une unique offrande).

  L’Eucharistie, c’est aussi le banquet de la communion au Christ ressuscité. Le Christ, en effet, après la consécration, a pris la place du pain et se donne en nourriture pour nous. Il nous communique ainsi son esprit et peut agir dans le cœur de chacun. « L’Eucharistie est vraiment un coin du ciel qui s’ouvre sur la terre ! » écrit Jean-Paul II.

  Recevoir ainsi régulièrement le cœur grand ouvert dans un esprit de communion le Christ, si humblement présent, nous aide à grandir en Lui. Le Saint-Père encourage aussi l’adoration eucharistique et la visite au Saint-Sacrement comme moyens d’être plus proche de l’amour infini du cœur du Christ.

  Au chapitre IV, il souligne l’importance de certaines conditions pour communier afin d’agir dans un esprit de vérité. La communion ne doit pas devenir un automatisme mais toujours correspondre à une attitude de foi, de charité et de communion avec l’Eglise et le Christ : « Toute célébration exprime la communion avec Pierre et avec l’Eglise. »

  Le respect de la liturgie est un point important pour ne pas réduire ou déformer ce don immense qu’est l’Eucharistie : « La liturgie n’est jamais la propriété privée de quelqu’un ni du célébrant ni de la communauté. Le caractère sacré et la dimension universelle doivent toujours être respectés. »

  En conclusion, on peut dire que l’Eucharistie signifie sacrifice, présence, banquet. Nous devons essayer de la vivre sans atténuer aucune dimension ni aucune exigence et transmettre ce trésor sans en perdre un seul élément. De cette manière, l’Eglise, à travers chaque baptisé, vivra et rayonnera du Christ.

 

 

 

 

 

01 septembre 2015

FEMME ET SACERDOCE : POURQUOI L'ORDINATION EST-ELLE RESERVEE EXCLUSIVEMENT AUX HOMMES ?

  Tout d’abord, il faut dire que ce sujet n’est en aucun point lié à la question de la dignité de la femme. L’Eglise a toujours enseigné ici une stricte égalité entre elle et l’homme. L’histoire prouve que c’est elle qui, en ce domaine, a libéré la femme des contraintes que lui faisaient subir les mœurs païennes des cultures pré chrétiennes. Ne lit-on pas déjà dans St Paul aux Galates III, 28 : « Il n’y a ni Juif, ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus ». Signalons aussi que l’être humain le plus vénéré et exprimant le mieux la dignité de la vocation humaine est une femme : la Vierge Marie, « le modèle de l’Eglise », selon l’expression de Jean-Paul II dans l’encyclique « Redemptoris Mater » (25/09/1987).

 

  Si l’homme et la femme possèdent la même dignité, leur nature et leur vocation diffèrent cependant. Le refus de toute différence entre les deux, sous prétexte d’égalité, empêche définitivement de comprendre quoi que ce soit au problème traité ici. L’homme, par exemple, et c’est inscrit dans sa nature, n’a pas pour vocation de porter l’enfant, de lui donner la vie, d’accoucher et d’allaiter. Cela ne diminue en rien sa dignité. C’est dans le même état d’esprit qu’il faut aborder les différentes raisons pour lesquelles l’Eglise ne peut étendre aux femmes l’ordination.

 

  Plusieurs documents officiels abordent ce sujet : la déclaration Inter insigniores de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de 1976 et la lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis de Jean-Paul II du 22 mai 1994. Voici quelques extraits de ce dernier texte : « Je déclare en vertu de ma mission de confirmer mes frères (Luc XXII, 32), que l’Eglise n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Eglise… C’est l’observance fidèle d’une disposition qu’il faut attribuer à la sagesse du Seigneur de l’univers ». Il s’agit de « raisons tout à fait fondamentales », « théologiques ».

 

  Dans une réponse signée du Cardinal Ratzinger, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi apporte les précisions suivantes, en date du 28/10/1995 : « Cette doctrine exige un assentiment définitif parce qu’elle est fondée sur la Parole de Dieu écrite, qu’elle a été constamment conservée et mise en pratique dans la Tradition de l’Eglise depuis l’origine et qu’elle a été proposée infailliblement par le magistère ordinaire et universel… Le Pape ne propose aucune nouvelle formule dogmatique mais confirme une certitude, celle qui a été constamment vécue et affirmée dans l’Eglise ». Il n’y a donc rien de nouveau, si ce n’est que le Pape a dû être plus explicite pour faire face à toutes les pressions et à toutes les critiques qui s’exercent par le biais des médias sur cette question.

 

Première raison : l’Eglise est fidèle à l’attitude et à la volonté du Christ. 

  Il n’était pas dans la volonté de Jésus de donner le sacerdoce aux femmes. Aucune n’a été appelée à faire partie des Douze. Et s’il a agit ainsi, ce n’était pas pour se conformer aux usages du temps, car son attitude à l’égard des femmes contraste singulièrement avec celle de son milieu et marque une rupture volontaire et courageuse. Sa mère elle-même, associée si étroitement à son ministère, et dont le rôle hors de pair est souligné par les Evangiles de Luc et Jean, n’a pas été investie du ministère apostolique.

 

Deuxième raison : l’Eglise est fidèle à la pratique des apôtres et à la Tradition. 

  Désireux de suivre la volonté divine, les apôtres se séparèrent de la tradition judaïque et de la loi mosaïque. Ils n’ont cependant appelé aucune femme à faire partie du Collège apostolique. Cette attitude de Jésus, continuée par les apôtres et par toute l’Eglise d’Orient et d’Occident, a donc une valeur permanente qui oblige l’Eglise d’aujourd’hui. L’explication de cette valeur permanente est que la Tradition fait partie de la Révélation divine, œuvre de l’Esprit-Saint lui-même, et dont le Christ a promis l’assistance à l’Eglise pour la garder dans la vérité jusqu’à la fin des temps. 

  Ces deux premières raisons se rejoignent dans une seule qui est la confiance et l’obéissance en ce que Dieu a voulu. Les deux qui suivent maintenant ont pour objet d’en donner le sens, c’est-à-dire de découvrir la sagesse de la volonté divine contenue dans cette intention de ne conférer le sacrement de l’Ordre qu’à l’homme.

 

Troisième raison : le prêtre doit être une personne masculine pour être signe du Christ, lui-même personne masculine. 

  Lors de l’Eucharistie, le prêtre agit « in persona Christi ». Il tient la place du Christ. Par le sacrement de l’Ordre, il est signe du Christ. Dans ses gestes et ses paroles, les fidèles doivent aisément déchiffrer ce signe, c’est-à-dire voir le Christ lui-même. Et puisque le Christ fut et demeure de sexe masculin, la personne masculine est seule apte à en être le signe, seule apte à s’identifier à Jésus d'un point de vue physique pour le représenter. Le corps d’une femme, en effet, est substantiellement différent du corps de l’homme. Or, la personne humaine est à la fois âme et corps. Il est donc plus facile de voir le Christ-prêtre dans un homme que dans une femme. La première raison qui fonde le refus de l’Eglise de conférer l’Ordre à la femme tient donc à la réalité substantielle du sacrement lui-même dans son signe visible.

 

Quatrième raison : le prêtre doit être une personne masculine pour être signe du Christ en tant que celui-ci est l’Epoux. 

  L’Incarnation (Dieu se fait homme), la Rédemption (Dieu sauve l’homme du péché et de la mort éternelle), l’Eucharistie (Dieu se donne à l’homme comme nourriture pour le sanctifier) sont considérées dans toute l’Ecriture comme la rencontre nuptiale entre Dieu et sa créature. Tous ces mystères expriment l’initiative de Dieu, du Christ-Epoux envers l’Eglise-Epouse. Ils sont autant de manifestations du grand mystère de l’Alliance entre Dieu et l’humanité. Il y a ici une analogie entre ce qui est de l’ordre de la nature et ce qui est de l’ordre de la grâce. La nature apporte des signes pour exprimer des réalités spirituelles. Chaque sexe est signe. Dans la nature, au plan de la génération, la personne masculine est initiative, tandis que la personne féminine est accueil de cette initiative. Ainsi, dans l’œuvre de la Rédemption où le Christ est l’Epoux, la personne masculine est le signe de cet époux, tandis que la personne féminine est le signe de l’Epouse, c’est-à-dire de l’humanité (homme et femme) qui accueille le don du Dieu sauveur. Le prêtre dans sa masculinité est signe du Christ. Il manifeste l’Epoux. La femme dans sa féminité manifeste le fait que l’humanité accueille le salut et le bonheur qui vient de l’Epoux, tout comme Marie, au pied de la croix, est le signe de toute l’humanité accueillant l’initiative rédemptrice de Dieu.

 

23 août 2015

LE SENS DES SACREMENTS

 

La triple finalité des sacrements

 

« Les sacrements ont pour fin de sanctifier les hommes, d’édifier le Corps du Christ, enfin de rendre le culte à Dieu. » Concile Vatican II, S.C. 59

  

Il convient de découvrir les sacrements à l’intérieur d’un dessein de Dieu

 

Ce dessein, c’est l’Alliance avec les hommes. Dieu cherche à faire alliance :

 

  1. Pour faire de nous ses enfants par adoption.

 

  1. Pour que nous soyons saints comme Lui est saint.

 

  1. Pour que nous ayons en héritage la vie éternelle.

 

Ainsi, Il manifeste son Amour pour nous. Les sacrements sont les temps forts de cette alliance. Ils sont des moyens, des étapes :

 

  1. Pour nous établir dans cette alliance (baptême).

 

  1. Pour nous faire grandir dans cette alliance (Eucharistie, confirmation).

 

  1. Pour nous renouveler dans cette alliance (pénitence). 

 

Ils nous aident sur le chemin qui conduit à la Maison du Père. 

 

Les sacrements ont une triple dimension par rapport au temps

 

  1. Une dimension historique : ils prennent appui sur ce que Dieu a promis dans le passé et que le Christ a réalisé

 

  1. Une dimension actuelle : ils nous donnent aujourd’hui la grâce pour progresser vers la sainteté.

 

La Grâce, c’est la vie divine, c’est l’Esprit de Dieu qui agit dans notre vie. Par exemple, j’ai reçu une force d’amour pour pardonner à quelqu’un, j’ai été éclairé pour prendre une décision.

 

  1. Une dimension eschatologique : ils nous préparent à la plénitude de la vie en Dieu.

« Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Mt 5, 48

  

16 août 2015

CELIBAT DES PRETRES : REPONSE AUX OBJECTIONS

1)      Faut-il penser que l'ordination d'hommes mariés n'est qu'une question de temps et que l'Eglise attend parce que les chrétiens ne sont pas encore mûrs pour le changement ?

Rien dans l'enseignement de l'Eglise ne permet de penser qu'il y aura un jour un changement. Au contraire la Tradition Vivante de l'Eglise n'a cessé d'accentuer toujours davantage le lien entre sacerdoce et célibat. La Tradition, guidée par l'Esprit Saint aurait-elle fait fausse route ? Il n'est pas juste de faire croire que la loi du célibat sacerdotal repose sur des raisons liées à l'époque. Le choix de l'Eglise dépend de raisons fondamentales qu'il faut faire connaître.

 

2)       A notre époque, la notion de célibat n'est-elle pas dépassée ?

Le célibat sacerdotal n'est pas lié à une époque, mais à la signification profonde d'une vocation qui garde sa valeur et ses exigences en tous lieux et en tous temps.

 

3)       Le célibat n'est-il pas un handicap pour comprendre parfaitement les  problèmes des couples et des enfants

Le prêtre n'est pas coupé de la vie. Il est au contact des enfants et des couples et bénéficie d'une expérience peu commune en ces domaines par de nombreux témoignages.

Il est évident que le prêtre perd quelque chose par le célibat mais il gagne ainsi tellement plus qu'il n y a pas à avoir de regret mais plutôt à rendre grâce pour ce don. Et puis, s'il était nécessaire de passer par un état de vie pour le comprendre, le prêtre devrait aussi être célibataire pour les célibataires, chômeur pour les chômeurs, handicapé pour les handicapés... Au contraire, le célibat donne au prêtre un coeur libre et ouvert pour accueillir toutes les personnes avec leurs souffrances et avec leurs joies.

 

4)       Les apôtres n'étaient-ils pas mariés ?

Les Evangiles ne parlent jamais d'épouses ou d'enfants à propos des Douze, même s'ils nous apprennent que Pierre, avant d'être appelé par Jésus, était marié. Cependant les textes ne parlent jamais de son épouse. On peut penser qu'il était veuf, donc libre pour suivre Jésus. En outre, la réponse des disciples paraît immédiate pour suivre le Christ. On peut penser que s'ils avaient été mariés ils auraient dû obtenir au préalable l'accord de leur conjointe.

De toute façon, à partir du moment où les apôtres suivent Jésus, ils ne mènent pas une vie de famille. Ils s’engagent totalement et définitivement. Ils partiront par deux pour évangéliser. Ils n'ont donc pas assumé en même temps, d’après ce que nous savons, une vie familiale et leur mission d'apôtre.

  

5) Le manque de prêtres ne devrait-il pas amener l'Eglise à changer d'attitude ?

C'est une idée répandue que l'admission au sacerdoce d'hommes mariés pourrait résoudre le problème du manque de vocations. Pourtant là où le mariage des prêtres a été admis, comme c'est le cas dans les Eglises orthodoxes ou protestantes, ou encore chez les moines bouddhistes en Corée du Sud, la situation ne s'est pas améliorée. La réalité des faits est illustrée par quelques chiffres : l’Eglise anglicane d'Angleterre a des milliers de  postes vacants. L'Eglise luthérienne d'Oldenburg en Allemagne compte seulement 200 pasteurs pour 583 000 fidèles, Alors que l'Eglise catholique de la même région compte 362 prêtres pour 216 000 fidèles.

Le manque de prêtres n'est pas une fatalité. Cette situation n'est pas nouvelle dans l'histoire de l'Eglise. En fait, la reprise, est amorcée depuis l'année 1978 et s'amplifie sans cesse d'année en année à tel point que depuis 1986, le nombre d'ordinations des prêtres diocésains est supérieur à celui des décès. Le nombre d'ordinations est passé de 5 781 en 1980 à 7 251 en 1987 et le nombre de séminaristes de 62 670 en 1978 à 96 155 en 1990 et à 116 000 en 2009.

 

6) L'ancienne tradition de l'Orient qui ordonne des hommes mariés ne  met-elle pas en cause la tradition de l'Eglise latine ?

La discipline de la continence des clercs ne différa officiellement pour l'Orient qu'à partir du concile de Constantinople, dit in Trullo, en 692. Dans un clair esprit d'opposition à Rome, celui-ci relâchera l'antique tradition en acceptant que la continence exigée des clercs « qui touchent au saint Mystère » devienne seulement « quand ils touchent au saint Mystère ». Pourquoi cette nuance byzantine ? Parce que les prêtres d'Orient, à la différence de ceux d'Occident, n'avaient pas pour habitude de célébrer la messe tous les jours. Elle confirme aussi de manière implicite le fondement doctrinal de la continence des clercs : c'est au nom de la génération surnaturelle du Royaume éternel, et nullement par mépris du mariage, qu'ils s'abstiennent de toute oeuvre de génération selon la chair. Le prêtre engendre les hommes dans le Christ en vue du Royaume. Etre consacré pour une si grande génération, celle du Royaume, entraîne une exclusion de l’autre génération, celle selon la chair.

 

7) Certains évêques ne sont-ils pas favorables à l'ordination d'hommes  mariés ?

Il peut arriver que des évêques expriment cette position mais ils sont très minoritaires. Le Synode des évêques de 1990 sur la formation des prêtres a confirmé le maintien du célibat. Jean-Paul II le rappelle dans l’exhortation apostolique Pastores dabo vobis de 1992 au n°29 : « Le Synode ne veut laisser aucun doute dans l’esprit de tous sur la ferme volonté de l’Eglise de maintenir la loi qui exige le célibat librement choisi et perpétuel pour les candidats à l’ordination sacerdotale, dans le rite latin. » 

 

01 août 2015

POURQUOI LE CELIBAT DES PRETRES ?

 Il est vrai que la discipline du célibat sacerdotal n'est pas exigée par la nature du sacerdoce, mais ses convenances avec celui-ci, pour des raisons à la fois théologiques et pastorales, sont tellement grandes que l'Eglise estime qu'elle ne peut y renoncer sans entraîner un grave appauvrissement de ce ministère et de sa fécondité. 

Quelles sont donc ces convenances qui justifient le maintien du célibat ? 

1) Le célibat permet au prêtre de ne faire qu'un avec le Christ

Il lui est plus facile de s'attacher ainsi à lui sans que son coeur soit partagé. Son offrande et sa configuration au Seigneur Christ n'en sont que plus parfaites. Le Christ est choisi comme Epoux exclusif. Le célibat devient alors un témoignage dans le monde, adressé à tous, que le Christ donne une plénitude et qu'il comble déjà totalement la vie.  

2) Le célibat permet au prêtre d'être comme le Christ

Le prêtre a pour vocation toute particulière de prolonger et de poursuivre dans le temps la mission du Christ qui est venu pour sauver tous les hommes. Dans la communauté des fidèles confiée à ses soins, il est le Christ présent. Il est un «autre Christ». Au moment de l'Eucharistie, il agit «in personna Christi». Par le célibat, le prêtre suit l'exemple du Christ et reproduit plus parfaitement en lui son image, rendant ainsi plus manifeste aux yeux des hommes l'offrande du Bon Pasteur.

  

3) Le célibat est un signe du Royaume de Dieu

La chasteté pour le Royaume des cieux est un signe particulier des biens célestes d'une grande valeur prophétique. Ce choix d'état de vie rend plus proche de la vie de tous les hommes le règne de Dieu à venir. Il porte au milieu du monde qui passe, l'annonce de la résurrection future, de la vie éternelle et de la vie d'union à Dieu.

  

4) Le célibat rend le prêtre conforme à Jésus-Christ, Epoux de l'Eglise

L'Eglise, comme Epouse du Christ doit être aimée par le prêtre de la manière totale et exclusive avec laquelle Jésus-Christ, Tête et Epoux l'a aimée. Le choix du célibat manifeste donc pleinement le don total et exclusif du Christ qui est l'Epoux à l'Eglise qui est l'Épouse.

  

5) Le célibat permet au prêtre d'être « père » pour tous

Le prêtre renonce à un amour personnel pour un amour universel. Son célibat est en vue de l'amour. Il est alors signe de l'amour de Dieu pour chacun. Quand on donne à Dieu, Dieu donne au centuple. En renonçant à une famille, le prêtre se voit recevoir par Dieu des familles, des enfants, des frères et sœurs au centuple. 

 

6) Le célibat donne au prêtre une plus grande efficacité pastorale

La vocation au sacerdoce ministériel exige de lui un don total, une consécration de sa vie entière. La vie conjugale et la vie familiale imposeraient au prêtre des exigences telles qu'il n'aurait plus la même liberté, la même disponibilité pour vivre en plénitude son sacerdoce et lui donner toute sa fécondité spirituelle. Il serait condamné à imposer des limites à sa vie sacerdotale en même temps qu'à sa vie d'époux et de père, ce qui entraînerait des insatisfactions pour tous.

  

7) La valeur du célibat sacerdotal est confirmée par la Tradition vivante  de l'Eglise

Certes, il y a eu des prêtres mariés durant les premiers siècles du Christianisme. A une époque où il était de coutume de se marier tôt, il n'était pas possible de faire autrement que de prendre des hommes mariés pour propager la Bonne Nouvelle. Il y avait nécessité. Les textes les plus anciens révèlent cependant que la continence était de rigueur après l'ordination. Par la suite, la discipline du célibat ne cessa d'être renforcée. La discipline de la continence des clercs, à l'origine de la discipline du célibat ecclésiastique, n'est donc pas le résultat d'une élaboration tardive, mais au contraire d'une tradition non-écrite d'origine apostolique.

  

8) Faire confiance à l'Esprit-Saint qui conduit l'Eglise

C'est l'Esprit-Saint qui conduit l'Eglise et qui l'a amenée à recevoir le charisme du célibat sacerdotal. Celle-ci a pu expérimenter au cours des siècles son importance inestimable. C'est pourquoi elle encourage chacun à y demeurer fidèle et à demander à Dieu de l'accorder toujours avec abondance. Les derniers papes, le Concile Vatican II et les Synodes des Evêques n'ont cessé d'exprimer avec clarté et force la ferme volonté de l'Eglise de rester fidèle à cet héritage malgré toutes les objections soulevées. Aussi ne contristons pas l'Esprit-Saint, ne participons pas à affaiblir l'unité et la mission de l'Eglise, en tombant dans le doute, mais sachons faire confiance et rendre grâce à Dieu pour un tel trésor, trésor dont l'Eglise a besoin pour le bien de sa mission dans l'avenir et pour tendre vers la civilisation de l'amour.

 

Posté par EGLISE ET VERITE à 12:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,