Eglise, vérité et humanité

16 août 2017

LES VIOLENCES PROTESTANTES ANTERIEURES AU MASSACRE DE LA SAINT-BARTHELEMY (1572)

  Cet article a pour but de réparer une injustice. Dans les médias et à l’école, en France, on ne retient des guerres de « religion » que  le massacre de la Saint-Barthélemy. De cette manière, il est suggéré que la violence est venue du catholicisme et qu’elle a été essentiellement catholique bien que cela ne corresponde pas à la réalité historique. La mémoire entretenue de ce triste et sordide événement ne doit pas faire oublier les violences protestantes qui l’ont précédé et préparé. La liste des destructions et des exécutions qui suit est loin d’être exhaustive et certains chiffres concernant les victimes varient selon les sources.

1550 : Un tiers de la noblesse française est calviniste.

  Selon François Bluche, historien protestant : « Du côté protestant, on espérait au début, convertir la France par le fait du prince ou par les armes. A cette époque, quasiment personne, ne penchait vers la tolérance dans le sens moderne du terme ». (Famille Chrétienne du 9/04/1998).

  Dans les années 1550-1570, les protestants s’en prennent au patrimoine religieux spécialement en 1561, 1562, 1563, 1567, 1570. Les vagues iconoclastes se succèdent. Les huguenots s’acharnent à détruire tout ce qui témoigne de la foi des ancêtres : cathédrales, églises, chapelles, presbytères, objets de culte, autels, statues de Marie et des saints, fresques, vitraux, mobilier, reliques, croix, calvaires, tombes. Une autre vague aura lieu sous Louis XIII dans la décennie 1620-1630. Bilan : 20 000 églises et monastères fortement endommagés, brulés ou rasés. Des destructions supérieures à celles pratiquées par les révolutionnaires de 1792-1794.

1557 : Tentative d’assassinat sur Henri II par un protestant.

1560 : Tentative d’enlèvement du jeune roi François II à Amboise par Condé et Coligny.

1561 : Catherine de Médicis autorise cependant la construction des temples.

1561 : A La Rochelle, les protestants enferment les catholiques dans l’église Saint-Barthélemy et y mettent le feu.

1561 : A Saintes, les calvinistes bombardent la cathédrale.

1561 : A Orange, 1500 huguenots profanent les églises, égorgent les opposants et massacrent un millier de paysans. La cathédrale est pillée. (Vincent Beurtheret, Frères protestants, si vous saviez, p.35)

1561 : Massacre à Cahors par les protestants.

1562 : Edit de Saint-Germain qui accorde aux protestants la liberté de conscience, la liberté de réunion, la liberté de culte en dehors des villes.

1er mars 1562 : Rixe de Wassy. Des centaines de protestants se trouvent illégalement dans une grange à l’intérieur d’une ville à chanter des psaumes. Voulant constater l’infraction, le duc de Guise, accueilli à coups de pierres, est blessé. Son escorte riposte et prend d’assaut la grange où se tiennent les huguenots. Résultat : plus d’une vingtaine de morts. Cet épisode ressemble à une provocation et à une mise en scène car le duc de Guise avait fait savoir qu’il se rendrait à Wassy pour écouter la messe. Ainsi, dénonçant le massacre, les huguenots lancent ensuite un appel général à la vengeance et mettent rapidement en action des milices déjà préparées. (VB, p.37)

  A partir de cette date, les protestants passent ouvertement des accords avec les puissances étrangères dont ils reçoivent des subsides et des soldats. Ils engagent aussi des mercenaires.

1562 : Montgommery saccage la cathédrale et le palais épiscopal d’Avranches. En Guyenne, il gagne le surnom d’ « Attila huguenot ».

1562 : François de Guise est assassiné sur les ordres de l’amiral Coligny.

1562 : Les protestants conquièrent Tours, Rouen, Blois, Angers, Le Havre, Bourges. A Sens une centaine de catholiques est massacrée dans la cathédrale. A Bayeux, Colombières, lieutenant de Coligny, fait accrocher aux chapeaux de ses hommes les oreilles des moines et des prêtres qu’ils ont assassinés. Agen est mise à sac. Le capitaine Mathieu Merle terrorise l’Auvergne et le Gévaudan.

1562 : Le baron des Adrets enlève Valence, qui est ravagée, Grenoble, Vienne et Orange. A Lyon, les statuts de la cathédrale sont décapitées et les cimetières catholiques saccagés. Le baron se signale par sa cruauté. A Mornas, en Provence, les femmes et les enfants sont massacrés et la garnison est précipitée du haut des remparts sur des poteaux hérissés en contrebas. A Montbrison, plus de 600 personnes sont massacrées. Les prisonniers catholiques sont jetés du haut d’une tour. «  Les réformés raffinent les supplices et les modes d’exécution : strangulation, lacération, crucifixion, empalement. » (Alain Decaux, Histoire de la France et des français au jour le jour, tome IV, p.140)

1562 : Aux environs du Mont Saint-Michel, «  des religieuses sont enfouies en terre jusqu’au cou, leur tête servant de cible à un jeu de boules, d’autres sont éventrées sur un chevalet. »

1562 : A Lauzerte, en fête, 567 catholiques sont tués dont 194 prêtres. (Alain Landurant, Montgommery le Régicide p.56 et 63). D’autres sources parlent de 200 morts.

1562 : Duras à Caylus tue 250 personnes dont une moitié de prêtres.

1563 : Jeanne d’Albret, convertie au calvinisme en 1559, proscrit le catholicisme et impose le culte réformé à ses sujets dans le  Bigorre, le Béarn et  à Foix.

1563 : Paix d’Amboise. Catherine de Médicis assure l’amnistie totale aux protestants  et leur laisse la liberté de conscience et la liberté de culte dans certaines limites territoriales.

1567 : Les protestants tentent d’enlever Charles IX et Catherine, sa mère, à Meaux.

1567 : Les protestants assiègent Paris. Siège particulièrement humiliant pour les parisiens.

1567 : Michelades de Nîmes. L’ordre est donné d’arrêter les principaux catholiques. Les portes de la ville sont fermées pour empêcher les fuites. A la cathédrale, les autels, les stalles, les croix, les ornements sont cassés et brûlés sur place ainsi que la bibliothèque. Les catholiques sont menés dans la cour de l’évêché pour y être égorgés en commençant par les prêtres. Les chiffres des exécutions varient entre 80 et plusieurs centaines.

1567 : Les calvinistes pillent l’abbaye de Cluny et emportent la bibliothèque.

1567 : A nouveau, Valence est mise à sac par les protestants qui détruisent par le feu et la poudre tous les édifices religieux de la ville. La plus grande partie du patrimoine artistique est anéantie.

1567 : Dans le Languedoc et le Roussillon, les massacres de prêtres et de religieuses se poursuivent. (Alain Decaux, Histoire de la France et des Français au Jour le Jour, tome IV, p.170) De nombreux jeunes catholiques fuient la sanglante domination huguenote et émigrent en Espagne jusqu’à constituer plus de la moitié de la population de la Catalogne. (Revue hispanique, 1909, p.29)

1568 : A Orléans, les protestants font sauter la cathédrale détruisant la façade occidentale.

1568 : Prise d’Angoulême.

1569 : Enorme massacre en Franche-Comté. 200 villages sont anéantis pas les mercenaires allemands du parti protestant. (Jean Dumont, La Croix et le Croissant, p.169)

1569 : A La Chapelle-Faucher, Coligny fait égorger un à un tous les paysans réfugiés au château.

1569 : A Orthez, terrible carnage. Habitants tués, maisons brûlées, moines et prêtre jetés du pont.

1569 : Après avoir mené le sac de Lourdes et incendié la cathédrale de Tarbes, Montgommery détruit 110 églises.

1570 : Interdiction du culte catholique dans le Béarn et en Basse-Navarre. Les prêtres doivent choisir entre apostasie ou exil. Tous les biens d’Eglise sont confisqués.