Dans cette petite page, nous voulons rassembler un certain nombre de faits majeurs qui indiquent que l’Eglise a pris position très tôt et sans ambiguïté contre la montée du nazisme :

Pie XI dénonce le « nationalisme immodéré » dès 1922 dans Ubi Arcano Dei.

Le Saint Office, par un décret du 25/09/1928 « condamne tout particulièrement la haine contre le peuple jadis élu de Dieu et notamment cette haine qu’on a l’habitude de désigner par le mot antisémitisme » (Histoire du Christianisme Magazine, n°7 p.46).

3  Les déclarations des évêques allemands se succèdent dans les années 1930 (HCM 7,47).

L’Osservatore Romano du 11/10/1930 écrit : « L’adhésion au Parti National Socialiste de Hitler est inadmissible pour une conscience catholique » (HCM 7,48).

5  En 1931, les évêques allemands par la voix de leur chef, le cardinal Bertram (Breslau), prennent position contre le « christianisme positif » et interdisent aux catholiques d’adhérer au Parti. Le « christianisme positif » est une Eglise nationale allemande destinée à attirer les protestants dans ses rangs.(L’Homme Nouveau Hors-série n° 4, p.40-41).

6  Un autre décret du Saint Office du 10/03/1934 condamne Le Mythe du XXème siècle de Rosenberg en tant qu’il promeut « une nouvelle religion » reposant sur « la foi mythique du sang » (HCM 7,49).

Elections du 31/07/1932. La moyenne nationale du vote national-socialiste est de 37,4%. Partout où les catholiques sont majoritaires dans les arrondissements, le vote national-socialiste est faible. Inversement, et quasiment sans exception, Hitler l’emporte partout où les protestants sont majoritaires. C’est le vote protestant qui a installé Hitler au pouvoir. C’est le vote catholique qui a résisté.

L’Encyclique Mit Brennender Sorge du 1/03/1937 dénonce le nazisme comme raciste. C’est la première fois qu’une encyclique est d’abord publiée dans la langue vernaculaire. Introduite clandestinement dans le pays, elle est lue en chaire le 21 mars et déclenche la fureur des autorités qui arrêtent aussitôt 1100 prêtres (HN n° 4, p.42). La persécution contre l’Eglise s’accélère durement. Ecrite par Pie XI, elle est en fait inspirée par Pie XII.

9 La Sacrée Congrégation des Séminaires dénonce le 13/04/1938 le racisme et ses prétentions scientifiques.

10 En mai 1938, Lorsque Hitler se rend à Rome pour y rencontrer Mussolini, le Pape Pie XI quitte ostensiblement la ville sainte pour protester.

11 Le 22/03/1942, la conférence des évêques allemands condamne sans appel le nazisme, faisant dire au New York Times du 8 juin : « Les chefs de l’Eglise catholique sont quasiment les seuls Allemands à encore oser s’élever contre le régime nazi ». Mais la répression les fit taire aussitôt. (Olivier Hanne, Le génie historique du christianisme, p.68)