06 août 2015

DES SAVANTS ET DIEU

1. A. Eymien 

 La part des croyants dans les progrès de la science - Perrin - : 

« D’une enquête fait en 1935, parmi 398 des plus illustres savants, il ressortait que seuls 16 d’entre eux se déclarèrent non-croyants, 15 agnostiques et 367 croyants. » 

2. Louis Pasteur (1822-1895) a révolutionné la médecine et découvert les vaccins.

« Un peu de science nous éloigne de Dieu, beaucoup nous en rapproche ». 

3. Isaac Newton  (1643-1727), mathématicien, physicien et astronome anglais, il découvrit les lois de l’attraction universelle et les bases du calcul différentiel.

« La merveilleuse constitution de l’univers avec son harmonie incomparable, n’a pu se faire que selon les plans d’un être omniscient et tout-puissant. Cela demeure ma plus haute et ultime conviction ». 

4. Fr. W. Herschel (1738-1822) astronome allemand qui découvrit la planète Uranus.

« Plus le domaine de la science s’agrandit, plus se multiplient les preuves indiscutables de l’Existence d’une sagesse toute puissante et créatrice ». 

5. A. Volta (1745-1827), physicien italien, inventeur de l’eudiomètre et de la pile qui porte son nom.

« J’ai soumis les vérités fondamentales de la Foi à l’examen intense de mon esprit … J’ai obtenu des preuves éclatantes, qui démontrent la crédibilité de la Religion ». 

6. A.M. Ampère (1775-1836), physicien et mathématicien français, il édifia la théorie de l’électromagnétisme.

« La preuve convaincante de l’existence de Dieu est le fait suivant : de l’harmonie évidente découle cet ordre de l’univers qui se maintient et par lequel tous les êtres trouvent dans leur organisme tout ce dont ils ont besoin pour se perpétuer, se reproduire et se développer ».

 7. H. MÄdler  (1794-1874), astronome allemand, auteur de la première carte lunaire ;

« Un explorateur scientifique ne peut être un négateur de Dieu. Aucun autre n’a pu regarder plus profondément dans l’atelier de Dieu, et n’a pu ainsi admirer la sagesse éternelle ; il ne peut que plier le genou devant la Grandeur de l’Esprit Divin ».

 8. J.R. V. Mayer  (1817-1878), physicien et médecin allemand, calcula l’équivalent mécanique de la calorie ;

« Les vraies sciences de la Nature et la philosophie conduisent inexorablement à la foi en Dieu ».

 9. W.T. Kelvin  (1824-1907), créateur du galvanomètre et de l’électromètre.

« Nous sommes entourés de preuves éclatantes d’une Intelligence bienveillante. Toute la nature nous parle de l’activité d’une volonté libre et nous clame bien haut que tous les êtres vivants dépendent d’un Créateur-souverain ».

 10. Th. A. Edison  (1847-1931), inventeur américain, plus de 2000 brevets.

« Mon grand respect et ma vive admiration pour tous les ingénieurs, surtout pour le plus grand d’entre eux : Dieu ».

 11. J. Ambrose Fleming  (1849-1945), ingénieur anglais, pionnier de la radiotélégraphie.

« L’abondance des inventions modernes a complètement détruite le vieux matérialisme. L’univers se présente à nous comme une « pensée », ce qui présuppose la présence d’un « penseur ». »

 12. P.Sabatier  (1854-1941), chimiste français, Prix Nobel 1912.

« Vouloir établir des contradictions entre les sciences de la  nature et la religion prouve, que l’on méconnaît l’une et l’autre de ces disciplines ».

 13. Max Planck  (1858-1947), physicien allemand, créateur de la théorie des quanta, Prix  Nobel 1928. Religion und Naturwissenschaft - 1938.

« Aussi profondément que nous pouvons porter notre regard, nous  n’apercevons nulle part une contradiction ente la religion et la science, mais bien plutôt concordance sur les points essentiels. Religion et science ne s’excluent pas, comme certains le croient ou le craignent, mais se complètent et se conditionnent. La preuve immédiate est que les plus grands chercheurs de tous les temps, des hommes comme Kepler, Newton, Leibniz, étaient remplis de profonds sentiments religieux. Pour le croyant, Dieu se trouve au début, pour le physicien au terme de toute pensée ».

 14. Albert Einstein  (1879-1955), physicien et mathématicien, auteur de la théorie de la relativité, Prix Nobel 1921.

« Chaque scientifique sérieux doit éprouver un sentiment religieux, ne pouvant s’imaginer que les fines cohérences qu’il découvre ont été pensées d’abord par lui-même. Dans cet univers compréhensible se révèle une infinie raison supérieure. L’opinion courante qui prétend que je suis athée est erronée. Celui qui prétend les découvrir dans mes théories scientifiques ne les a pas comprises».

« Ma religion consiste en une humble admiration  envers l’esprit supérieur et sans limites qui se révèle dans les moindres détails que nous puissions percevoir avec nos esprits faibles et fragiles ».

 15. Jean-Henri Fabre  (1823-1915), entomologiste français.

« Le monde est régi par une Intelligence infinie. Plus j’observe, plus je vois cette intelligence qui rayonne derrière le mystère des choses. Je sais qu’on ne manquera pas de m’en railler. Très peu m’en soucie. On m’arracherait plutôt la peau que ma croyance en Dieu …. Dieu ? Je n’y crois pas : je le vois ! ».

 16. A.S. Eddington  (1882-1944), astronome et physicien anglais, sa théorie de l’équilibre radiatif lui a permis de déterminer la masse, la température et la constitution interne de nombreuses étoiles.

« La physique moderne nous conduit nécessairement à Dieu ».

 17. Louis de Broglie  (1892-1987), physicien français, auteur de la théorie de mécanique ondulatoire, Prix Nobel 1929, Acad. Française.

« Il y a beaucoup plus de mystère qu’on ne le croit souvent dans le simple fait qu’un peu de science soit possible … la chose du monde la plus incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible ».

 18. Hans Spemann  (1869-1941), biologiste allemand, Prix Nobel 1935, pour ses recherches sur les mécanismes de l’évolution des êtres vivants.

« Je dois avouer que lors de mes travaux expérimentaux, j’ai l’impression d’avoir en face de moi quelqu’un qui dialogue et qui me dépasse de loin par son intelligence. Cette présence incroyable suscite chez l’explorateur une respectueuse admiration ».

 19. C.M. Hathaway  (né en 1902), physicien américain, ingénieur et créateur du cerveau électronique.

« La physique moderne m’enseigne que la nature est incapable de s’ordonner elle-même. L’univers nous présente une masse de choses ordonnées. C’est pourquoi on peut en déduire qu’il y a une cause première ».

 20. Corneille Heymans  (1892-1968), médecin belge, Prix Nobel 1938 de physiologie.

« Loin de trouver dans mes recherches sur les fonctions physiologiques une opposition entre la foi et la science, je me suis au contraire toujours senti attiré davantage par elles vers Dieu ».

 21. Pierre-Paul GrassÉ  (1895-1985), biologiste français, Acad. Française, directeur et coauteur de l’encyclopédie de la Pléiade en zoologie.

« Si je suis revenu à la foi, c’est par la science, par une démarche scientifique … le hasard ne peut pas être une explication. Elle est matériellement impossible. Cet avis est aussi celui des  physiciens : manque de temps, et pas assez de combinaisons possibles. Une somme de hasards ne créé pas une loi ; une somme de hasards ne créé pas l’adaptation. Le processus de l’évolution ne se déroule pas du tout dans le désordre ».

« Faire du hasard une divinité féconde, prévoyante et généreuse, capable de créer des instruments de précision tels que l’œil, l’oreille interne, le cerveau humain qui est le plus bel appareil existant dans le système solaire, c’est soutenir une insoutenable gageure, c’est toucher au comble de l’invraisemblance »

 22. Alfred Kastler  (1902-1984), physicien français, Prix Nobel 1966.

« Impossible de comprendre l’évolution sans finalité. Monod estime que le vivant exécute un programme. S’il y a un programme, je ne conçois pas de programme sans programmateur. Or dans un être vivant nous trouvons un système infiniment plus complexe que toute usine automatique. Vouloir admettre que le hasard a créé cet être me parait absurde … l’idée d’un Créateur ne m’est pas étrangère, parce que je ne peux pas, et personne ne peut comprendre l’univers sans une finalité … si  nous découvrions un jour, sur la face cachée de la lune une usine d’aluminium qui fonctionne toute seule, nous aurions du mal à penser qu’elle est le résultat du hasard et nous dirions plutôt qu’elle a été installée par des extra-terrestres … Or, le corps humain est dix millions de fois plus compliqué qu’une usine entièrement automatisée. Il est difficile de penser qu’il n’existe pas une Intelligence qui a prévu tous ces processus biologiques … L’idée que le monde, l’univers matériel, s’est créé tout seul, me paraît absurde. Je ne conçois le monde qu’avec un créateur, donc un Dieu ».

 23. Edwin Couklin  (1863-1952), biologue américain.

« Essayer d’expliquer la genèse de la vie par le hasard, c’est admettre que lors d’une explosion d’une imprimerie il ait pu se former un dictionnaire tout seul ».

 24. Francis Crick  (né en 1916), biologiste britannique, il a découvert la structure en double hélice de l’acide désoxyribonucléique (ADN) Prix Nobel de médecine 1962.

« Un honnête homme armé de tout le savoir à notre portée aujourd’hui se devrait d’affirmer que l’origine de la vie paraît actuellement tenir du miracle, tant il y a de conditions à réunir pour la mettre en œuvre ».

 25. Rémy Chauvin  (XXè), biologiste et ethnologue français, professeur à la Sorbonne.

« L’évolution fonctionne en sens unique, elle a une direction, elle est dirigée … Comment nier qu’un programme soit à l’œuvre dans la nature ? … L’hypothèse du hasard craque de toute part, et dès qu’on descend dans le détail de ses actions possibles, on ne trouve qu’une folle improbabilité, isomère de l’impossible, dès qu’un certain seuil de complication est atteint. Je crois donc, qu’après une bien longue quête, il nous faut revenir à l’Ingénieur ».

 26. trinh Xuan Thuan  (XXè), Astrophysicien américain d’origine vietnamienne.

« L’univers est régi par quatre forces fondamentales (force de gravité, force électromagnétique, les forces nucléaires forte et faible) et une quinzaine de nombres, de constantes physiques (vitesse de la lumière, masse du proton, …) Nous n’avons aucune théorie pour expliquer pourquoi ces constantes physiques ont les valeurs qu’elles ont. Mais, ce qui est extraordinaire, c’est que l’astrophysique moderne a montré que ces constantes physiques ont été réglées de façon extrêmement minutieuse pour que la vie et la conscience apparaissent. Vous changez un tant soit peu la valeur de ces constantes, et nous ne sommes plus là … Le réglage initial est d’une virtuosité époustouflante : on pourrait le comparer à l’habileté d’un archer qui réussirait à planter sa flèche au milieu d’une cible carrée d’un centimètre de côté, éloignée de quinze milliards d’années-lumière... L’existence de l’être humain est inscrite dans les propriétés de chaque atome, étoile et galaxie de l’univers, et dans chaque loi physique qui régit le cosmos ».

 27. hubert Reeves  astrophysicien au CNRS.

« Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas que la vie soit apparue et que l’être humain soit apparu, c’est qu’ils aient pu apparaître, c’est que potentiellement la nature ait eu dès le début la possibilité de les faire apparaître ».

 28. Fabien Gruhier  (en mars 1989, dans le Nouvel Observateur.)

« Si l’on ne croit les théories les plus récentes, l’évolution était inévitable, c’était programmé dès le début ... Brandon CARTER, Freeman DYSON, Hubert REEVES et d’autres restaurent le principe anthropique d’avaient détruites COPERNIC, GALILEE : l’homme est au centre de l’univers. Non plus en son centre géographique – c’est encore mieux – au centre de son dessein ».

 29.Parmi les autres grands noms de la science pour qui l’existence de Dieu ne fait aucun doute, citons encore : PASCAL, DESCARTES, LEIBNIZ, KEPLER, COPERNIC, GALILEE, MENDEL qui a découvert les mutations et fait avancer les théories de l’évolution, LEMAITRE, à l’origine de la fameuse théorie du Big Bang ...

 30. Darwin  (1809-1882), lui-même conscient des limites de sa propre théorie, ne nie pas l’existence de Dieu.

« Quand je pense à l’œil, j’en ai la fièvre … Supposer que l’œil avec tous ses dispositifs de formation d’images en fonction de la distance de l’objet, de réglage de l’intensité lumineuse transmise et de correction des aberrations chromatique et sphérique puisse avoir été formé par l’action de la sélection naturelle semble, je le confesse en toute sincérité, d’une absurdité totale ».

« Je n’ai jamais nié l’existence de Dieu. Je crois que la théorie évolutive ne s’oppose pas à la foi en Dieu. L’impossibilité de prouver et de comprendre que cet univers immense et l’homme lui-même ont été le fruit du  hasard est l’argument numéro un dans la preuve de l’existence de Dieu ».

 31. Le témoignage de Jean Rostand (1894-1977), biologiste, membre de l’Académie Française est éloquent.

« Je me pose tous les jours la question de la foi. J’ai dit non à Dieu, mais à chaque instant, la question revient. Je me dis : est-ce possible ? »

  

Les progrès de la science vont dans le sens de la reconnaissance de l’existence de Dieu. En effet, plus celle-ci avance, plus elle découvre l’harmonie extraordinaire de l’univers, plus elle met en lumière les marques d’une intelligence ordonnatrice, plus elle manifeste la présence d’une finalité dans les choses et d’une programme qui s’est déroulé tout au long de l’histoire de l’univers. Le savant est mieux placé que quiconque pour voir Dieu dans ses œuvres et constater que l’univers est trop bien fait pour être le fruit du hasard.

 La science a beaucoup évolué depuis le début du XXème siècle. Le scientisme était alors dominant. Il affirmait que la science pourrait un jour tout expliquer et qu’il n’y aurait plus de place pour la religion. Que de chemin parcouru lorsqu’on écoute les savants d’aujourd’hui. Ils en savent, certes, beaucoup plus, mais en même temps, ils disent comme OPPENHEIMER (1904-1967) physicien américain qui joua un grand rôle dans les recherches nucléaires et dans l’élaboration de la bombe A :« Nous ne savons pas grand-chose ».

 Leurs découvertes les amènent devant un mystère qui les dépasse. « Merveilleux » « ordre » « sagesse » « incroyable » « extraordinaire » « complexité » « miracle » sont des mots qui reviennent souvent dans leurs propos. Ecoutons enfin Jean HAMBURGER (1909-1992), médecin français qui réalisa en 1959 la  première greffe de rein entre faux jumeaux, le jour de sa réception à l’Académie Française :

 « Ce qui sait aujourd’hui le savant, c’est qu’il  ne saura  jamais. Je veux dire les pourquoi du monde lui échapperont toujours … L’illusion d’une science capable de fournir une image absolue du monde où nous vivons est aussi désuète qu’un voyage en diligence. Ce n’est pas modestie. C’est le résultat d’une réflexion des scientifiques eux-mêmes sur les limites de la connaissance scientifique ».

 

 

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30 juillet 2015

LA TRINITE

  

Le Credo du Concile de Nicée (325)

« Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles. Il est Dieu, né de Dieu, lumière né de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait […]

Je crois en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. »

 

La révélation de ce mystère

C’est le mystère le plus incompréhensible, le plus ineffable, le plus inscrutable, car c’est le mystère de Dieu lui-même. Il ne peut être saisi que par la foi.

Vatican II : « Un de ces mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus s’ils ne sont révélés d’en haut. » 

Dans l’Ancien Testament, il n’est pas encore révélé. Il y a tout au plus des allusions voilées, comme par exemple dans l’utilisation du nom pluriel appliqué au Dieu unique : Elohim.

En fait, c’est Jésus-Christ lui-même qui nous a fait connaître le mystère de la Trinité.

La formule trinitaire la plus claire du Nouveau Testament est peut-être celle de 2 Co 13 13 : « La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous. »

 

L’unicité de Dieu

Concile de Florence (1442) : « Ces trois personnes sont un unique Dieu |…] parce que unique est la substance des Trois, unique l’essence, unique la nature, unique la divinité, unique l’immensité, unique l’éternité ; car en Dieu tout est une seule chose là où il n’y a pas opposition de relation. » On pourrait compléter et dire unique est l’amour, unique est la sagesse, unique est la puissance.

Jn 14, 8-9 : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. […] Qui m’a vu a vu le Père.»

 

La Trinité

C’est le mystère qui nous dit que Dieu est à la fois UN (nature, substance, …) et TRINE (personnes).

Dieu est à la fois Père, Fils et Esprit-Saint.

Les trois personnes sont de même nature, éternelles, égales.

Et pourtant, elles sont distinctes. Ce qui les distingue, c’est la relation qu’elles ont entre elles.

 

Qui est le Père ?

Le Père est principe. Il est celui par lequel tout l’être de Dieu est dit révélé, manifesté, donné.

Le père est pure paternité. C’est ce qui le distingue des deux autres personnes.

 

Comment le Père engendre-t-il le Fils ?

Il y a en Dieu deux choses qui sont éminemment fécondes :

-          la connaissance : Dieu est Lumière, Dieu est Sagesse

-          L’amour : Dieu est Amour, Dieu est Don 

Le Père révèle et donne la lumière et l’amour qui sont en Lui. Il le fait en se connaissant Lui-même. Et c’est justement en se connaissant Lui-même qu’il engendre éternellement (de toujours à toujours) un Autre lui-même. Cet Autre lui-même, c’est le Fils. Le Fils est donc engendré par le Père sous le mode de la connaissance intellectuelle. Il est le Verbe de Dieu.

« Le Verbe est l’Image du Dieu invisible » Col 1,15 ; He 1, 1 

De toute éternité, le Père est principe de la génération et le fils en est le terme. 

Ce mystère est insondable. L’explication comparative la plus recommandée par l’Eglise pour essayer de comprendre est l’activité intellectuelle de l’esprit humain. L’homme, en effet, se connaît par sa pensée. Sa pensée est comme un reflet, une ressemblance de ce qu’il est. Cette comparaison est toutefois imparfaite car lorsque je me pense moi-même, je n’exprime pas toute la réalité de mon être. A l’inverse, lorsque le Père se pense lui-même, en une seule pensée, il exprime totalement son être.

 

Qui est le Fils ?

Le Fils est la manifestation totale et parfaite du Père. Le Fils est l’Amour donné du Père. Il est le Père révélé.

Jn 10,30 : « Le Père et moi, nous sommes Un. »

Jn 14, 6-7 : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissez, vous connaissez aussi mon Père : dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu. »

Jn 14, 9 : « Qui m’a vu a vu le Père. »

Jn 14, 10 : « Je suis dans le Père et le Père est en moi. »

Jn 17, 10 : « Tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi. » 

Le Fils est pure filiation. Le Père donne tout au Fils, sauf le fait d’être Père. Il n’y a aucune séparation entre le Père et le Fils.

 

Quelle est la relation entre le Fils et le Père ?

Toute l’œuvre du Fils est de dire, de révéler, de manifester le Père. Le Fils retourne vers le Père et rend au Père tout ce qu’il a reçu, tout ce qu’il est, sauf le fait d’être Fils.

 

Comment le Saint-Esprit procède-t-il du Père et du Fils ?

Dans la Trinité, le Père se donne totalement et communique toute sa substance au Fils. Il est donc dans le Fils. Celui-ci se rend en action de grâces au Père et lui rend toute sa substance. Il est donc dans le Père. Le Père et le Fils sont alors l’un dans l’autre comme aimant-aimé ; De cette union jaillit (spire) encore l’Amour, et cet Amour, c’est la troisième personne de la Trinité : le Saint-Esprit. C’est en ce sens que l’Esprit-Saint procède à la fois du Père et du Fils. S’il ne procédait que du Père, il n’y aurait que le Père qui serait aimant et le Fils serait seulement aimé.

L’Esprit-Saint est pur lien d’amour entre le Père et le Fils. 

Paul VI : « Nous croyons au Père qui engendre éternellement, au Fils, Verbe de Dieu qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils, comme leur éternel Amour. » - Profession de foi catholique. 

Par convenance, au Père sont appropriées les œuvres de puissance (création), au Fils les œuvres de sagesse, à l’Esprit-Saint les œuvres de l’amour (la Providence). Mais en fait, c’est la Trinité qui est Puissance, Sagesse et Amour. 

 

Résumé :

 

Dieu est Amour signifie d’abord la communion d’amour des trois personnes divines : Amour donné, Amour reçu, Amour échangé.

La Trinité, c’est tout le Père donné, tout le Fils donné, tout l’Amour donné.

La Trinité, c’est le don total de l’Aimant (Père) et de l’Aimé (Fils) d’où jaillit l’Amour (Esprit-Saint).

La Trinité, c’est la compénétration réciproque (circumincession) des trois personnes.

 

Concile de Florence (1442) : « Le Père est tout entier dans le Fils, tout entier dans l’Esprit-Saint ; le Fils est tout entier dans le Père, tout entier dans l’Esprit-Saint ; l’Esprit-Saint est tout entier dans le Père, tout entier dans le Fils.

 

 

 

                       

 

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