28 octobre 2017

L'EGLISE ET LA ROTONDITE DE LA TERRE AU MOYEN AGE

( Article complété le 26/11/2017) 

 

  Parmi les nombreuses légendes qui circulent sur le Moyen Age le mythe de la Terre plate tient une place de choix. Dans un lycée privé, une enseignante en français, par exemple, affirme en plein cours que : « L’Eglise a enseigné que la Terre était plate. C’était sa doctrine malgré que l’inverse ait été démontré ». Voici également deux extraits de copies d’élèves de terminales qui l’illustrent. Le premier nous apprend qu’ « Au XVème siècle, l’opinion commune pensait que la Terre était plate pour que les hommes puissent marcher dessus. Or certains se sont aperçus qu’il n’en était pas ainsi. On n’a pas voulu les écouter. Ces hommes ont été châtiés bien que l’on sache aujourd’hui qu’ils avaient raison ». Selon le deuxième extrait, « Au Moyen Age, l’Eglise faisait la chasse aux savants qui soutenaient que la Terre est ronde ». D’autres expliquent aussi que Christophe Colomb a été confronté à des autorités religieuses qui ne voulaient pas admettre que la Terre puisse être ronde.

  Ces idées sont très répandues dans les milieux scolaires bien qu’elles soient totalement fausses. Jamais l’Eglise n’a enseigné que la Terre est plate et jamais elle n’a poursuivi et fait exécuter les savants qui soutenaient le contraire. Au Moyen Age, on sait que la Terre n’est pas plate. La Bible elle-même qui ne donne pas d’enseignement sur le sujet fait allusion à la rotondité, par exemple, en Isaïe 40,22 : « Il trône au-dessus du cercle de la Terre ». Le terme « chûg » est traduit par sphère, voûte, globe selon d’autres traductions.

  La connaissance que la Terre est ronde remonte à l’Antiquité. Elle est présente chez PYTHAGORE, PARMENIDE et EMPEDOCLE. On en trouve une démonstration chez ANAXAGORE (-500-428), chez ARISTOTE (-384-322) et chez PTOLEMEE (100-170). Dans le Traité du Ciel, ARISTOTE écrit : « Quant à sa forme, elle est nécessairement sphérique ».

  Etablie par les grecs, elle ne sera pas remise en cause par les  grands penseurs médiévaux. Les Noces de Philologie et de Mercure, écrit vers 420 par MARTIANUS CAPELLA et qui va connaître une large diffusion au Moyen Age, affirme sans ambages : la Terre n’est pas plate, elle est ronde. La rotondité est affirmée de nombreuses fois dans l’œuvre de saint AUGUSTIN (354-430) et de saint Thomas d’AQUIN (1225-1274). BEDE Le Vénérable (VIIIème siècle) et Scot ERIGENE (810-877) sont catégoriques : la Terre est ronde. Hildegarde de BINGEN (1098-1179) dessine à plusieurs reprises la Terre sous la forme d’une sphère. Joannes de SACROBOSCO (anglais, XII-XIIIème siècle) est l'auteur d'un traité : La Sphère,  très diffusé dans les universités médiévales. Plus tard, le cardinal Pierre d’AILLY (1350-1420)  produit une vaste compilation du savoir antique où la notion de rotondité de la Terre, garantie par l’autorité d’ARISTOTE, est tenue pour prouvée. Il y est dit qu’un même océan baigne les rivages d’Espagne et ceux d’Asie. Certes, il existe deux ou trois auteurs  tels LACTANCE (265-345) et COSMAS (VIème siècle) pour soutenir l’idée opposée, mais ils ne sont pas suivis et même ignorés. Il n’est pas honnête de citer deux ou trois auteurs de second plan tout en ignorant des centaines d’autres qui affirment le contraire.

  Le dogme médiéval de la Terre plate est une invention de penseurs modernes comme il y en a malheureusement beaucoup d’autres pour dépeindre le Moyen Age sous un aspect sombre afin de faire apparaître l’époque moderne sous une lumière plus éclatante.

  Au XVème siècle, autre preuve : les globes terrestres existent déjà avant la découverte de l’Amérique ! Christophe COLOMB (1452-1506) s’appuie sur le livre du cardinal d’AILLY pour entreprendre des calculs sur la largeur de cet océan qui séparerait l’Espagne de l’Asie. Son but est de chercher la route de la Chine et de l’Inde par l’Occident. La distance serait moins longue que par l’Afrique. En fait, COLOMB se trompe sur ses calculs et conclut qu’ « entre la fin de l’Orient et la fin de l’Occident il n’y a qu’une petite mer ». Devant les experts de l’université de Salamanque, chargés de juger si le projet pouvait être soutenu par le roi d’Espagne, il avait surestimé l’étendue de l’Asie et sous-estimé la distance par l’océan situé à l’Occident. Grâce à cela, le voyage n’était plus trop long pour les bateaux de l’époque.

  Cette croyance populaire actuelle que le Moyen Age pensait que la Terre n’était pas ronde a été soigneusement distillée par la réécriture de l’histoire au XIXème siècle. C’est le romancier américain Washington IRVING  qui invente en 1828 de toutes pièces la scène où COLOMB doit se défendre contre un soi-disant obscurantisme des experts de Salamanque incapables d’admettre que la Terre fût ronde. En France, LETRONNE (1787-1848), professeur au Collège de France, dans la Revue des deux mondes, avance l’idée d’un dogme de la Terre plate chez les Pères de l’Eglise. Victor HUGO reprend à son tour le mythe de la Terre plate dans un discours contre les écoles catholiques. L’idée se diffuse ensuite dans les manuels scolaires jusqu’à nos jours.

  Jacques HERS, dans Le Moyen Age, une imposture (1992), pages 218-219, apporte les précisions suivantes : « Nous sommes persuadés de voir dans cet affrontement le symbole d’une lutte entre l’obscurantisme clérical du Moyen Age et la pensée moderne. Or, les hommes de Salamanque étaient de véritables savants et, dans ce domaine propre, COLOMB fait plutôt figure de charlatan. Comment peut-on prétendre ou suggérer que ces universitaires et hommes d’Eglise niaient la possibilité d’arriver en Chine  par l’ouest ? Ils disaient simplement que la distance, du Portugal au Japon, était certainement plus grande que ne l’affirmait le Génois. Et ils avaient cent fois raison : COLOMB avait honteusement triché, choisi, parmi les écrits des anciens, les chiffres les plus favorables, trituré ses calculs, oublié certains paramètres ; au total, il disait devoir naviguer pendant 750 lieues alors que la distance réelle est, au mieux, de 3300 lieues ! En fait, son projet était complètement irréalisable. Refuser de le suivre n’était absolument pas une marque d’intolérance ou d’obscurantisme ».

  Le film de Ridley SCOTT (1992) : 1492 : Christophe Colomb, avec Depardieu comme acteur, propage les mêmes clichés d’obscurantisme au sujet de l’Espagne et de l’Eglise et se fait l’écho de la légende moderne du dogme médiéval de la Terre plate : « Le bûcher pour moins que cela … tellement de mensonges depuis des siècles … on vous a dit que cela était plat … apparaît alors l’image d’un bûcher … puis un religieux s’exprimant à propos de Christophe Colomb : cet hérétique ». Toute cette mise en scène dans le film a pour but de faire croire que Christophe Colomb en soutenant que la Terre est ronde prenait des risques qui pouvaient mettre sa vie en péril face aux autorités de l’époque.

NB : C’est MAGELLAN, de 1519 à 1522, qui effectua le premier le tour de la Terre.

 

Bibliographie

Jeffrey RUSSELL, historien américain, Inventing the Flat Earth (1991)

Michel HEBERT, L’Histoire n°159 (Oct.1992)

Vincent BADRE, L’histoire fabriquée : Ce qu’on ne vous dit pas à l’école (2012)

 

 


30 août 2015

L'HOMME DESCEND-IL DU SINGE ?

   A strictement parler, l’affirmation « l’homme descend du singe » n’est pas correcte. Elle induit facilement en erreur en faisant croire que l’ancêtre immédiat de l’homme est un singe, que le premier homme lui-même est très proche du singe, qu’il y a donc eu des singes plus ou moins hommes et des hommes pas entièrement hommes. De là à penser que certains parmi nous sont plus proches du singe et moins homme que d’autres, il n’y a qu’un pas. Pourtant, la science a bien montré l’unité de notre espèce malgré la diversité des races. 

  En outre, d’un point de vue chrétien, cette expression ne tient pas compte que l’homme est créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » par son âme spirituelle. Elle peut donc participer à faire perdre de vue la dignité attachée à l’être humain en tant que tel. 

  L’ancêtre immédiat de l’homme, selon l’hypothèse de l’évolution, n’est pas l’un des grands singes actuels (chimpanzé, gorille, orang-outan) car nous savons toujours selon la même hypothèse que leur lignée et celle qui a abouti à l’homme se sont séparées à partir d’un ancêtre commun il y a plusieurs millions d’années (entre 5 et 40 selon les versions extrêmes). 

  Depuis les années 1970, les généticiens ont établi qu’il fallait 12 à 15 remaniements chromosomiques pour passer d’un caryotype de singe actuel à un caryotype d’homme. Cela oblige donc à envisager toute une série d’espèces distinctes pour passer de l’ancêtre commun aux singes et aux hommes à l’homme lui-même. La paléontologie nous avait déjà révélé que plusieurs êtres différents s’étaient succédé : ramapithèque, australopithèque, habilis, erectus, sapiens. Il y a certainement beaucoup à découvrir sur cette succession et peut-être même quelques chaînons manquants. 

  Entre le singe et l’homme, selon l’hypothèse de l’évolution, plusieurs espèces distinctes se sont ainsi succédé, constituant comme des étapes, des intermédiaires, des ébauches avant que l’homme véritable n’apparaisse à son tour. L’ancêtre immédiat de l’homme est donc un être fort éloigné du singe actuel mais pas encore humain. Il peut s’agir de l’homo erectus. 

  A. Leroi-Gourhan, « Le Geste et la Parole » (1964), p. 166 :

« Les faits montrent que l’homme n’est pas […] une sorte de singe qui s’améliore […], mais, dès qu’on le saisit, autre chose qu’un singe. »

 

 

 

06 août 2015

DES SAVANTS ET DIEU

1. A. Eymien 

 La part des croyants dans les progrès de la science - Perrin - : 

« D’une enquête fait en 1935, parmi 398 des plus illustres savants, il ressortait que seuls 16 d’entre eux se déclarèrent non-croyants, 15 agnostiques et 367 croyants. » 

2. Louis Pasteur (1822-1895) a révolutionné la médecine et découvert les vaccins.

« Un peu de science nous éloigne de Dieu, beaucoup nous en rapproche ». 

3. Isaac Newton  (1643-1727), mathématicien, physicien et astronome anglais, il découvrit les lois de l’attraction universelle et les bases du calcul différentiel.

« La merveilleuse constitution de l’univers avec son harmonie incomparable, n’a pu se faire que selon les plans d’un être omniscient et tout-puissant. Cela demeure ma plus haute et ultime conviction ». 

4. Fr. W. Herschel (1738-1822) astronome allemand qui découvrit la planète Uranus.

« Plus le domaine de la science s’agrandit, plus se multiplient les preuves indiscutables de l’Existence d’une sagesse toute puissante et créatrice ». 

5. A. Volta (1745-1827), physicien italien, inventeur de l’eudiomètre et de la pile qui porte son nom.

« J’ai soumis les vérités fondamentales de la Foi à l’examen intense de mon esprit … J’ai obtenu des preuves éclatantes, qui démontrent la crédibilité de la Religion ». 

6. A.M. Ampère (1775-1836), physicien et mathématicien français, il édifia la théorie de l’électromagnétisme.

« La preuve convaincante de l’existence de Dieu est le fait suivant : de l’harmonie évidente découle cet ordre de l’univers qui se maintient et par lequel tous les êtres trouvent dans leur organisme tout ce dont ils ont besoin pour se perpétuer, se reproduire et se développer ».

 7. H. MÄdler  (1794-1874), astronome allemand, auteur de la première carte lunaire ;

« Un explorateur scientifique ne peut être un négateur de Dieu. Aucun autre n’a pu regarder plus profondément dans l’atelier de Dieu, et n’a pu ainsi admirer la sagesse éternelle ; il ne peut que plier le genou devant la Grandeur de l’Esprit Divin ».

 8. J.R. V. Mayer  (1817-1878), physicien et médecin allemand, calcula l’équivalent mécanique de la calorie ;

« Les vraies sciences de la Nature et la philosophie conduisent inexorablement à la foi en Dieu ».

 9. W.T. Kelvin  (1824-1907), créateur du galvanomètre et de l’électromètre.

« Nous sommes entourés de preuves éclatantes d’une Intelligence bienveillante. Toute la nature nous parle de l’activité d’une volonté libre et nous clame bien haut que tous les êtres vivants dépendent d’un Créateur-souverain ».

 10. Th. A. Edison  (1847-1931), inventeur américain, plus de 2000 brevets.

« Mon grand respect et ma vive admiration pour tous les ingénieurs, surtout pour le plus grand d’entre eux : Dieu ».

 11. J. Ambrose Fleming  (1849-1945), ingénieur anglais, pionnier de la radiotélégraphie.

« L’abondance des inventions modernes a complètement détruite le vieux matérialisme. L’univers se présente à nous comme une « pensée », ce qui présuppose la présence d’un « penseur ». »

 12. P.Sabatier  (1854-1941), chimiste français, Prix Nobel 1912.

« Vouloir établir des contradictions entre les sciences de la  nature et la religion prouve, que l’on méconnaît l’une et l’autre de ces disciplines ».

 13. Max Planck  (1858-1947), physicien allemand, créateur de la théorie des quanta, Prix  Nobel 1928. Religion und Naturwissenschaft - 1938.

« Aussi profondément que nous pouvons porter notre regard, nous  n’apercevons nulle part une contradiction ente la religion et la science, mais bien plutôt concordance sur les points essentiels. Religion et science ne s’excluent pas, comme certains le croient ou le craignent, mais se complètent et se conditionnent. La preuve immédiate est que les plus grands chercheurs de tous les temps, des hommes comme Kepler, Newton, Leibniz, étaient remplis de profonds sentiments religieux. Pour le croyant, Dieu se trouve au début, pour le physicien au terme de toute pensée ».

 14. Albert Einstein  (1879-1955), physicien et mathématicien, auteur de la théorie de la relativité, Prix Nobel 1921.

« Chaque scientifique sérieux doit éprouver un sentiment religieux, ne pouvant s’imaginer que les fines cohérences qu’il découvre ont été pensées d’abord par lui-même. Dans cet univers compréhensible se révèle une infinie raison supérieure. L’opinion courante qui prétend que je suis athée est erronée. Celui qui prétend les découvrir dans mes théories scientifiques ne les a pas comprises».

« Ma religion consiste en une humble admiration  envers l’esprit supérieur et sans limites qui se révèle dans les moindres détails que nous puissions percevoir avec nos esprits faibles et fragiles ».

 15. Jean-Henri Fabre  (1823-1915), entomologiste français.

« Le monde est régi par une Intelligence infinie. Plus j’observe, plus je vois cette intelligence qui rayonne derrière le mystère des choses. Je sais qu’on ne manquera pas de m’en railler. Très peu m’en soucie. On m’arracherait plutôt la peau que ma croyance en Dieu …. Dieu ? Je n’y crois pas : je le vois ! ».

 16. A.S. Eddington  (1882-1944), astronome et physicien anglais, sa théorie de l’équilibre radiatif lui a permis de déterminer la masse, la température et la constitution interne de nombreuses étoiles.

« La physique moderne nous conduit nécessairement à Dieu ».

 17. Louis de Broglie  (1892-1987), physicien français, auteur de la théorie de mécanique ondulatoire, Prix Nobel 1929, Acad. Française.

« Il y a beaucoup plus de mystère qu’on ne le croit souvent dans le simple fait qu’un peu de science soit possible … la chose du monde la plus incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible ».

 18. Hans Spemann  (1869-1941), biologiste allemand, Prix Nobel 1935, pour ses recherches sur les mécanismes de l’évolution des êtres vivants.

« Je dois avouer que lors de mes travaux expérimentaux, j’ai l’impression d’avoir en face de moi quelqu’un qui dialogue et qui me dépasse de loin par son intelligence. Cette présence incroyable suscite chez l’explorateur une respectueuse admiration ».

 19. C.M. Hathaway  (né en 1902), physicien américain, ingénieur et créateur du cerveau électronique.

« La physique moderne m’enseigne que la nature est incapable de s’ordonner elle-même. L’univers nous présente une masse de choses ordonnées. C’est pourquoi on peut en déduire qu’il y a une cause première ».

 20. Corneille Heymans  (1892-1968), médecin belge, Prix Nobel 1938 de physiologie.

« Loin de trouver dans mes recherches sur les fonctions physiologiques une opposition entre la foi et la science, je me suis au contraire toujours senti attiré davantage par elles vers Dieu ».

 21. Pierre-Paul GrassÉ  (1895-1985), biologiste français, Acad. Française, directeur et coauteur de l’encyclopédie de la Pléiade en zoologie.

« Si je suis revenu à la foi, c’est par la science, par une démarche scientifique … le hasard ne peut pas être une explication. Elle est matériellement impossible. Cet avis est aussi celui des  physiciens : manque de temps, et pas assez de combinaisons possibles. Une somme de hasards ne créé pas une loi ; une somme de hasards ne créé pas l’adaptation. Le processus de l’évolution ne se déroule pas du tout dans le désordre ».

« Faire du hasard une divinité féconde, prévoyante et généreuse, capable de créer des instruments de précision tels que l’œil, l’oreille interne, le cerveau humain qui est le plus bel appareil existant dans le système solaire, c’est soutenir une insoutenable gageure, c’est toucher au comble de l’invraisemblance »

 22. Alfred Kastler  (1902-1984), physicien français, Prix Nobel 1966.

« Impossible de comprendre l’évolution sans finalité. Monod estime que le vivant exécute un programme. S’il y a un programme, je ne conçois pas de programme sans programmateur. Or dans un être vivant nous trouvons un système infiniment plus complexe que toute usine automatique. Vouloir admettre que le hasard a créé cet être me parait absurde … l’idée d’un Créateur ne m’est pas étrangère, parce que je ne peux pas, et personne ne peut comprendre l’univers sans une finalité … si  nous découvrions un jour, sur la face cachée de la lune une usine d’aluminium qui fonctionne toute seule, nous aurions du mal à penser qu’elle est le résultat du hasard et nous dirions plutôt qu’elle a été installée par des extra-terrestres … Or, le corps humain est dix millions de fois plus compliqué qu’une usine entièrement automatisée. Il est difficile de penser qu’il n’existe pas une Intelligence qui a prévu tous ces processus biologiques … L’idée que le monde, l’univers matériel, s’est créé tout seul, me paraît absurde. Je ne conçois le monde qu’avec un créateur, donc un Dieu ».

 23. Edwin Couklin  (1863-1952), biologue américain.

« Essayer d’expliquer la genèse de la vie par le hasard, c’est admettre que lors d’une explosion d’une imprimerie il ait pu se former un dictionnaire tout seul ».

 24. Francis Crick  (né en 1916), biologiste britannique, il a découvert la structure en double hélice de l’acide désoxyribonucléique (ADN) Prix Nobel de médecine 1962.

« Un honnête homme armé de tout le savoir à notre portée aujourd’hui se devrait d’affirmer que l’origine de la vie paraît actuellement tenir du miracle, tant il y a de conditions à réunir pour la mettre en œuvre ».

 25. Rémy Chauvin  (XXè), biologiste et ethnologue français, professeur à la Sorbonne.

« L’évolution fonctionne en sens unique, elle a une direction, elle est dirigée … Comment nier qu’un programme soit à l’œuvre dans la nature ? … L’hypothèse du hasard craque de toute part, et dès qu’on descend dans le détail de ses actions possibles, on ne trouve qu’une folle improbabilité, isomère de l’impossible, dès qu’un certain seuil de complication est atteint. Je crois donc, qu’après une bien longue quête, il nous faut revenir à l’Ingénieur ».

 26. trinh Xuan Thuan  (XXè), Astrophysicien américain d’origine vietnamienne.

« L’univers est régi par quatre forces fondamentales (force de gravité, force électromagnétique, les forces nucléaires forte et faible) et une quinzaine de nombres, de constantes physiques (vitesse de la lumière, masse du proton, …) Nous n’avons aucune théorie pour expliquer pourquoi ces constantes physiques ont les valeurs qu’elles ont. Mais, ce qui est extraordinaire, c’est que l’astrophysique moderne a montré que ces constantes physiques ont été réglées de façon extrêmement minutieuse pour que la vie et la conscience apparaissent. Vous changez un tant soit peu la valeur de ces constantes, et nous ne sommes plus là … Le réglage initial est d’une virtuosité époustouflante : on pourrait le comparer à l’habileté d’un archer qui réussirait à planter sa flèche au milieu d’une cible carrée d’un centimètre de côté, éloignée de quinze milliards d’années-lumière... L’existence de l’être humain est inscrite dans les propriétés de chaque atome, étoile et galaxie de l’univers, et dans chaque loi physique qui régit le cosmos ».

 27. hubert Reeves  astrophysicien au CNRS.

« Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas que la vie soit apparue et que l’être humain soit apparu, c’est qu’ils aient pu apparaître, c’est que potentiellement la nature ait eu dès le début la possibilité de les faire apparaître ».

 28. Fabien Gruhier  (en mars 1989, dans le Nouvel Observateur.)

« Si l’on ne croit les théories les plus récentes, l’évolution était inévitable, c’était programmé dès le début ... Brandon CARTER, Freeman DYSON, Hubert REEVES et d’autres restaurent le principe anthropique d’avaient détruites COPERNIC, GALILEE : l’homme est au centre de l’univers. Non plus en son centre géographique – c’est encore mieux – au centre de son dessein ».

 29.Parmi les autres grands noms de la science pour qui l’existence de Dieu ne fait aucun doute, citons encore : PASCAL, DESCARTES, LEIBNIZ, KEPLER, COPERNIC, GALILEE, MENDEL qui a découvert les mutations et fait avancer les théories de l’évolution, LEMAITRE, à l’origine de la fameuse théorie du Big Bang ...

 30. Darwin  (1809-1882), lui-même conscient des limites de sa propre théorie, ne nie pas l’existence de Dieu.

« Quand je pense à l’œil, j’en ai la fièvre … Supposer que l’œil avec tous ses dispositifs de formation d’images en fonction de la distance de l’objet, de réglage de l’intensité lumineuse transmise et de correction des aberrations chromatique et sphérique puisse avoir été formé par l’action de la sélection naturelle semble, je le confesse en toute sincérité, d’une absurdité totale ».

« Je n’ai jamais nié l’existence de Dieu. Je crois que la théorie évolutive ne s’oppose pas à la foi en Dieu. L’impossibilité de prouver et de comprendre que cet univers immense et l’homme lui-même ont été le fruit du  hasard est l’argument numéro un dans la preuve de l’existence de Dieu ».

 31. Le témoignage de Jean Rostand (1894-1977), biologiste, membre de l’Académie Française est éloquent.

« Je me pose tous les jours la question de la foi. J’ai dit non à Dieu, mais à chaque instant, la question revient. Je me dis : est-ce possible ? »

  

Les progrès de la science vont dans le sens de la reconnaissance de l’existence de Dieu. En effet, plus celle-ci avance, plus elle découvre l’harmonie extraordinaire de l’univers, plus elle met en lumière les marques d’une intelligence ordonnatrice, plus elle manifeste la présence d’une finalité dans les choses et d’une programme qui s’est déroulé tout au long de l’histoire de l’univers. Le savant est mieux placé que quiconque pour voir Dieu dans ses œuvres et constater que l’univers est trop bien fait pour être le fruit du hasard.

 La science a beaucoup évolué depuis le début du XXème siècle. Le scientisme était alors dominant. Il affirmait que la science pourrait un jour tout expliquer et qu’il n’y aurait plus de place pour la religion. Que de chemin parcouru lorsqu’on écoute les savants d’aujourd’hui. Ils en savent, certes, beaucoup plus, mais en même temps, ils disent comme OPPENHEIMER (1904-1967) physicien américain qui joua un grand rôle dans les recherches nucléaires et dans l’élaboration de la bombe A :« Nous ne savons pas grand-chose ».

 Leurs découvertes les amènent devant un mystère qui les dépasse. « Merveilleux » « ordre » « sagesse » « incroyable » « extraordinaire » « complexité » « miracle » sont des mots qui reviennent souvent dans leurs propos. Ecoutons enfin Jean HAMBURGER (1909-1992), médecin français qui réalisa en 1959 la  première greffe de rein entre faux jumeaux, le jour de sa réception à l’Académie Française :

 « Ce qui sait aujourd’hui le savant, c’est qu’il  ne saura  jamais. Je veux dire les pourquoi du monde lui échapperont toujours … L’illusion d’une science capable de fournir une image absolue du monde où nous vivons est aussi désuète qu’un voyage en diligence. Ce n’est pas modestie. C’est le résultat d’une réflexion des scientifiques eux-mêmes sur les limites de la connaissance scientifique ».

 

 

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