06 mars 2018

HITLER ETAIT-IL ATHEE OU CHRETIEN ?

On pourrait opter pour la seconde hypothèse au regard d’un certain nombre de discours ou d’écrits où Hitler fait usage du terme dieu et d’un certain nombre d’expressions religieuses. Toutefois le terme dieu signifie chez lui la force de la nature. Hitler voue un culte à la toute-puissance de la nature, à la loi naturelle du plus fort, à la loi de la sélection naturelle. C’est cela son dieu. Voici plusieurs de ses propos recueillis sur ordre de Martin Bormann en juillet 1941 et parus chez Flammarion en deux tomes en 1952 et 1954 : « Au fond de chaque être, il y a le sentiment de cette toute-puissance à laquelle nous donnons le nom de dieu … A la longue, le national-socialisme et la religion ne pourront plus coexister. Il n’est pas question que jamais le national-socialisme se mette à singer une religion par l’établissement d’un culte. Son unique ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui soit rien de plus qu’un hommage à la raison. … un mouvement comme le nôtre ne doit pas se laisser entraîner dans des digressions d’ordre métaphysique. Il doit s’en tenir à l’esprit de la science exacte. Le Parti n’a pas à être une contrefaçon de la religion. Celui qui vit en communion avec la nature entre nécessairement en opposition avec les Eglises. Et c’est pourquoi elles vont à leur perte car la science doit remporter la victoire. » Hitler a habilement fait usage du mot dieu car le peuple allemand demeurait en majorité théiste, mais le sens qu’il lui donne personnellement s’apparente bel et bien à une mystique athée. Certains mettent en avant le fait que le ceinturon allemand portait l’inscription « Dieu avec nous ». En fait, c’étaient les soldats de la Wehrmacht et non les SS et les Waffen SS. Ce ceinturon était déjà porté par les soldats allemands au cours de la guerre 1914-1918.

 

Concernant le christianisme, voici diverses réflexions d’Hitler extraites de la même source. « Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique du déchet humain. » (T1 p.51) « Notre époque verra sans doute la fin de la maladie chrétienne. » (T1 p.332) « Le dogme du christianisme s’effrite devant les progrès de la science. » (T1 p.60) « Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme. » (T1 p.7) « Le christianisme constitue le pire des régressions que put subir l’humanité. » (T1 p.312) « Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique. » (T. p.78) « C’est un vrai malheur que la Bible ait été traduite en allemand … L’Eglise catholique a choisi des déments pour en faire des saints » (T1 p. 149) « Le christianisme est une invention de cerveaux malades. » (T1 p.141) « Luther a eu le mérite de se dresser contre le Pape et contre l’organisation de l’Eglise. » (T1 p.10) « Nous assistons aux derniers soubresauts du christianisme. Cela a commencé avec la révolution luthérienne. » (T1 p.325) « Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, la face du monde eût changé. Il eût beaucoup mieux valu que le mahométisme triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme, elle promet aux guerriers les joies du septième ciel. Animé d’un tel esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme qui les en a empêchés. » (T2 p.297) «  Après la guerre, je prendrai les mesures nécessaires pour rendre extraordinairement difficile le recrutement des prêtres. » (T2 p.52) « Mon discernement me dit qu’un terme doit être apporté au règne du mensonge. Il me dit également que le moment n’est pas opportun. Pour ne pas me rendre complice du mensonge, j’ai tenu la prêtraille à l’écart du Parti. Je ne crains pas la lutte. Elle aura lieu, si vraiment il faut en arriver là. Et je m’y déterminerai aussitôt que cela me paraîtra possible. » (T1 p.243)


31 mai 2016

LE MOT "RACE" DOIT-IL DEVENIR TABOU ?

  L’espèce humaine provient d’une origine unique que l’on peut faire remonter à 50 000 ou 100 000 ans, on ne sait trop. Depuis, la descendance humaine s’est éparpillée aux quatre coins de la terre ce qui a entraîné des différenciations entre les populations. Ce phénomène porte le nom de raciation. Chez l’homme, il n’a pas pu atteindre une grande ampleur car l’isolement des populations a été très relatif et d’une trop courte durée. Il a quand même permis l’émergence de ce que l’on a appelé les races blanches, noirs et jaunes et aussi la formation de groupes raciaux plus précis tels les esquimaux ou les pygmées, par exemple. Cette variation à l’intérieur de l’espèce humaine ne brise nullement son unité. Tous les individus sont interféconds. Les différences raciales ne peuvent permettre de douter de l’égale dignité entre les hommes.

  Des théoriciens ont fait l’hypothèse qu’il existait peut-être des gènes propres à chaque race. Ils ne les ont pas trouvés. On a donc renoncé à parler de races humaines au sens strict. La génétique nie aujourd’hui qu’il existe des races parfaitement distinctes d’autres races et réfute toute idée de classification rigoureuse entre elles. Il n’y a pas de races au sens de groupes étanches définissables par un ensemble de caractères physiques invariables et étendus à toute une population permettant un classement sans ambiguïté.

  Certains veulent aller plus loin et bannir le mot « race » du langage comme si ce terme était devenu une insulte. Cependant à vouloir faire dire à la science plus qu’elle ne dit, on finit par heurter le bon sens et la vérité des faits. Le terme « race », au sens large, désigne bien une réalité que nous expérimentons. A l’œil nu, on observe que les différences n’existent pas seulement entre les individus, mais aussi entre les populations. Ces différences concernent la couleur de la peau, le visage, la taille … à tel point qu’on distingue aisément un patagon d’un chinois, un scandinave d’un africain. Le terme « ethnie » qu’on veut substituer à celui de « race » est insuffisant puisqu’il concerne les différences culturelles et n’exprime en rien les différences physiologiques. Précisément la génétique ne nie pas qu’il existe des constantes géniques dominantes dans les populations, que les fréquences d’allèles soient différentes d’un groupe à l’autre et qu’il puisse aussi exister des gènes distincts entre deux groupes donnés. Ainsi les juifs et les arabes ont un y plus grand que celui des autres caucasiens – cf. COHEN (USA) et LEJEUNE (France)-

  L’association races-racisme n’est pas admissible et ne sert pas la cause du respect que l’on doit à tout homme. Plutôt que d’occulter les différences raciales qui peuvent exister entre les populations de la terre en créant un nouveau tabou, n’est-il pas préférable de se réjouir de cette diversité et en admirer la beauté ?

 

08 septembre 2015

L'AUTORITE DE SAINT THOMAS D'AQUIN

  St Thomas d’Aquin a été choisi par l’Eglise comme guide premier en philosophie et en théologie

  

  Jean XXII (XIVe siècle) : « Il illumina à lui seul plus que tous les autres philosophes et docteurs. »

 

  Léon XIII (fin XIXe siècle) : « Entre tous les docteurs scolastiques, brille d’un éclat sans pareil leur prince et maître à tous, Thomas d’Aquin, lequel a hérité en quelque sorte de l’intelligence de tous … très riche de science tant divine qu’humaine, justement comparé au soleil, il réchauffa la terre par le rayonnement de ses vertus et la remplit de la splendeur de sa doctrine. Il n’est aucune partie de la philosophie qu’il n’ait traitée avec autant de pénétration que de solidité … La raison portée sur les ailes de saint Thomas jusqu’au faîte de l’intelligence humaine, ne peut guère monter plus haut, et la foi peut à peine espérer de la raison des secours plus nombreux ou plus puissants que ceux que saint Thomas lui a fournis. » 

 

  Concile Vatican II (1962-1965) : « Pour mettre en lumière, autant qu’il est possible, les mystères du salut, ils (les séminaristes) apprendront à les pénétrer plus à fond, et à en percevoir la cohérence par un travail spéculatif, avec saint Thomas pour maître. »  

  « On saisira plus profondément comment la foi et la raison s’unissent pour atteindre l’unique vérité. Ce faisant, on ne fera que suivre la voie ouverte par les docteurs de l’Eglise et spécialement par saint Thomas. » 

 

  Paul VI (1974) : « Et ainsi, pour la première fois, un Concile recommande un théologien et ce théologien est saint Thomas … Le magistère suprême l’a désigné comme guide autorisé et irremplaçable des études philosophiques et théologiques … Saint Thomas émerge du contexte historico-culturel dans lequel il a vécu pour se placer sur un plan doctrinal, transcendant les périodes historiques qui se sont succédées du XIIIe siècle jusqu’à nos jours. Au cours de ces siècles, l’Eglise a reconnu la valeur permanente de sa doctrine … Saint Thomas n’a pas prétendu édifier un système de pensée renfermé sur lui-même, mais a, au contraire, élaboré une doctrine capable de continuels enrichissements et progrès … L’Eglise couvre de son autorité la doctrine de saint Thomas … Elle a préféré sa doctrine, proclamant qu’elle est la sienne propre. » 

 

   Jean-Paul II (1979) : « La philosophie de saint Thomas mérite une étude attentive et une acceptation convaincue de la part de la jeunesse de notre temps en raison de son esprit d’ouverture et d’universalité, caractéristiques qu’il est difficile de trouver dans beaucoup de courants de la pensée contemporaine. Il s’agit de l’ouverture à l’ensemble de la réalité dans toutes ses parties et toutes ses dimensions, sans réductions ou particularismes. »

 

  Jean-Paul II (1980) : « Depuis le début de mon pontificat, je n’ai jamais laissé passer une occasion propice sans rappeler la sublime figure de saint thomas d’Aquin … L’Eglise a donné la préférence à la méthode et à la doctrine du Docteur angélique. » 

 

  Jean-Paul II (1990) : « Il faut donc souhaiter et favoriser de toutes les façons l’étude constante et approfondie de la doctrine philosophique, théologie, éthique et politique que saint Thomas a laissée en héritage … et que l’Eglise n’a pas hésité à faire sienne. »  

 

 

02 septembre 2015

DES LUMIERES PAS SI LUMINEUSES QUE CELA

  Tout est fait à l’école, et cela commence dès le CM1, pour inculquer aux jeunes français l’idée que les Lumières sont un modèle de tolérance, de justice et de vérité. Le mot lui-même, d’ailleurs peu utilisé avant 1945, n’est pas neutre. Il est particulièrement discriminant car il met de façon exclusive un courant de pensée en valeur, en rejetant dans l’obscurantisme et le fanatisme la pensée principalement combattue, à savoir le christianisme. Il y a là une prétention d’autant plus choquante que la connaissance qui est donnée aux élèves est gravement faussée. Les Lumières ne sont pas si lumineuses que cela et bien des dérives et des impasses dans lesquelles se trouve notre société y trouvent leur source.

 

  Commençons par la philosophie. Celle-ci, utilitariste, matérialiste, hédoniste, individualiste et mécaniste, ne croit pas à la liberté et à la dignité de l’homme. Voltaire : « Rien ne dépend de nous, nous sommes des horloges, des machines ». Diderot : « Le mot liberté est un mot vide de sens. Il n’y a point et il ne peut y avoir d’êtres libres, nous ne sommes que ce qui convient à l’ordre général, à l’organisation, à l’éducation et à la chaîne des événements ».

 

  Le regard sur l’homme peut en devenir méprisant. Celui-ci doit être conduit et guidé à son insu. Diderot s’est fait le théoricien de cette façon d’influencer les hommes : qu’ils ne s’en aperçoivent pas, qu’ils croient toujours qu’ils font ce qu’ils veulent alors qu’on les manipule. Même idée chez Voltaire pour qui on trouve « un être pensant sur cent mille bêtes brutes appelées hommes » et pour qui « l’homme est fait pour vivre en troupe comme les animaux de basse-cour ». D’après Rousseau, « l’état de réflexion est un état contre nature » et « l’homme qui médite est un animal dépravé ».

 

  L’éducation doit fabriquer l’enfant. Pour cela, on ne le laissera pas un seul instant livré à lui-même. Rousseau : « Qu’il croie toujours être le maître et que ce soit toujours vous qui le soyez. Il n’y a pas d’assujettissement si parfait que celui qui garde l’apparence de la liberté. On captive ainsi la volonté même ». Et Helvétius : « Il n’est rien d’impossible à l’éducation : elle fait danser l’ours ».

 

  La tolérance des Lumières est une curieuse tolérance. Les indignations de Voltaire sont sélectives. Il soutient des despotes en Russie et en Allemagne qui persécutent une partie de leur peuple. En fait, il ne faut pas avoir de religion pour mériter la tolérance. Il ne dit rien contre les violences subies par les catholiques anglais. Un catholique pratiquant et convaincu est considéré comme un fanatique et n’a pas droit à la tolérance. C’est au nom de la tolérance que l’on a guillotiné et fusillé pendant la Révolution. « Ecrasez l’infâme », écrit Voltaire à propos de l’Eglise, après avoir présenté Jésus comme « un Socrate dégénéré » et « un charlatan né de la lie du peuple ». La tolérance des philosophes recèle souvent une grande intolérance à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme eux. Madame de Gratigny, à Cirey, disait à propos de Voltaire qu’il est peut-être « plus fanatique que tous les fanatiques qu’il hait ». Fanatisme de la Révolution elle-même avec son cortège de destructions et de crimes, la Terreur et le génocide vendéen. Lénine, Staline, Mao, Hitler, Hodja, Castro, Hô Chi Minh, Mengistu, Pol Pot ont trouvé une partie de leur inspiration dans ce qui s’est passé au cours de ces années « lumineuses » et … sanglantes qui ont suivi 1789 : faire un « homme nouveau » en détruisant le passé… Dans son livre, « Mémoire et identité », Jean-Paul II souligne le lien de causalité entre les Lumières et « les expériences dévastatrices du mal de l’époque contemporaine ». Rappelons enfin les paroles de Madame Roland, révolutionnaire gravissant les marches de l’échafaud : « Liberté, que de crimes on commet en ton nom ».

 

  Plusieurs auteurs des Lumières, y compris Montesquieu, ont propagé de nombreuses fantaisies sur l’Eglise, le Moyen-Age et l’Ancien Régime pour mieux asseoir l’idée de l’obscurantisme. La volonté de noircir le passé et de polémiquer les a souvent aveuglés et éloignés de la vérité, comme lorsque Voltaire dénonce le soi-disant fouet de Louis XIV ou encore le soi-disant droit de cuissage au Moyen-Age.

 

  Le mépris du peuple est fréquent sous la plume de ces penseurs « éclairés ». Chez Voltaire, « Il est à propos que le peuple soit guidé et non qu’il soit instruit, il n’est pas digne de l’être, il est nécessaire qu'il y ait des gueux ignorants ». A lui ne sont nécessaires qu’ « un joug, un aiguillon et du foin ». Rousseau : « Le pauvre n’a pas besoin d’éducation, celle de son état est forcée, il n’en saurait avoir d’autre ». La Chalotais : « Le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s’étendent pas plus loin que ses occupations ». Philippon de la Madeleine exprime le vœu que l’usage de l’écriture soit interdit aux enfants du peuple. Gabriel-François Coyer propose de renvoyer les enfants du peuple des collèges de Paris à leurs parents et Le Chapelier refuse d’admettre ce qu’il appelle « les prétendus intérêts des ouvriers ».

 

  Autre mythe : celui du combat pour l’égalité et l’émancipation de la femme. C’est le Code Napoléon, héritier des Lumières, qui fera de la femme une mineure. C’est après la période des Lumières et non avant, que le statut de la femme va atteindre une telle situation d’infériorité. Rousseau : « La recherche des vérités abstraites et spéculatives, des principes, des axiomes dans les sciences, tout ce qui tend à généraliser les idées, n’est point du ressort des femmes. Leurs études doivent se rapporter toutes à la pratique ». Voltaire : « Quant à la supériorité de l’homme sur la femme, c’est une chose entièrement naturelle, c’est l’effet de la force du corps et même celle de l’esprit » et « Bien des dames sont comme vous savez, de grands enfants : le fouet et des dragées ». Benjamin Constant : « Il y a de moi à elle une telle supériorité qu’elle ne peut être qu’un amusement ». Diderot : « Les femmes semblent n’être destinées qu’à notre plaisir. Lorsqu’elles n’ont plus cet attrait, tout est perdu pour elles ». Mirabeau-Tonneau : « C’est un meuble de nuit dont le jour on ne sait que faire ». Proudhon : « la différence des sexes met entre l’homme et la femme une séparation de même nature que celle que  la différence des races met entre les animaux ». Helvétius : « La chasse des femmes comme celle du gibier doit être différente selon le temps qu’on veut y mettre ». Sade : « La destination de la femme est d’être comme la chienne, comme la louve : elle doit appartenir à tous ceux qui veulent d’elle ». Raynal juge les « vieilles femmes inutiles au monde ».

 

  Voltaire hait en l’homme l’image de Dieu, l’empreinte divine, la marque du Créateur : « Ô homme, ô homme qui oses te dire l’image de Dieu, dis-moi si Dieu mange, s’il a un boyau rectum ». Cette haine s’associe à une forme  de racisme. Voltaire : « Nos sages ont dit que l’homme est l’image de Dieu : voilà une plaisante image de l’Etre éternel qu’un nez noir épaté, avec peu ou point d’intelligence » et « Comment se peut-il qu’Adam, qui était roux et qui avait des cheveux, soit le père des nègres qui sont noirs comme de l’encre et qui ont de la laine noire sur la tête ». L’Encyclopédie, article Nègre : « si l’on s’éloigne de l’équateur vers le pôle antarctique, le noir s’éclaircit, mais la laideur demeure ». Raynal : « Les Hottentots tiennent quelque chose de la malpropreté et de la stupidité des animaux qu’ils conduisent ».

 

  Certains articles de l’Encyclopédie condamnent l’esclavage, mais d’autres peuvent le conforter : « Les hommes noirs nés vigoureux et accoutumés à une nourriture grossière trouvent en Amérique des douceurs qui rendent la vie animale beaucoup meilleure ». Il est vrai que Diderot et Voltaire gagnent beaucoup d’argent en investissant dans les compagnies de traite négrière.

 

  La virulence de Voltaire à l’égard des Juifs est vraiment démentielle. Sur 118 articles de son  Dictionnaire philosophique , on en trouve une trentaine qui attaque ce qu’il appelle la « horde hébraïque ». « Vous ne trouverez en eux, dit-il, qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent ». Henri Labroue, en 1942, publie un Voltaire anti-juif en n’ayant aucune peine à rassembler 250 pages de citations antisémites destinées à apporter aux politiques racistes de l’époque la caution de notre auteur. Léon Poliakov, dans Le mythe aryen – Complexe, 1987- a montré que le rationalisme scientifique des Lumières constitue une des sources du racisme nazi.

  

   Pour approfondir : Xavier MARTIN, Voltaire méconnu : aspects cachés de l’humanisme des Lumières.