29 mars 2018

ELI, ELI, LAMA SABACHTHANI !

« Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27,46 et Marc 15,34).

  Cette phrase veut-elle dire que Dieu le Père a abandonné Jésus-Christ ?

  La foi, reçue des Evangiles, nous dit que Jésus-Christ est Dieu. Il est Fils de Dieu : « Il est Dieu, né de Dieu ; Lumière née de la Lumière ; Vrai Dieu, né du vrai Dieu ».

  L’amour, l’intimité et l’unité entre le Père et le Fils sont parfaits. Cela nous est enseigné tout au long de l’Evangile : « Celui qui m’a envoyé est avec moi et Il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours les œuvres qui lui sont agréables » (Jean 8,29). « Moi et le Père, nous sommes Un » (Jean 10,30). « Le Père est en moi et je suis dans le Père » (Jean 10,38). « Père Juste ! Le monde ne vous a point connu ! Mais moi, je vous ai connu, et ceux-ci ont compris que vous m’avez envoyé. Je leur ai manifesté votre Nom. Je le leur ferai connaître encore, afin que l’amour dont vous m’avez aimé soit en eux, et que moi-même je sois en eux » (Jean 17,25-26).

  Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ pour nous apporte le salut. La vie et la mission du Christ ont été annoncées par les prophètes. Le christ vient donc parmi nous et réalise ce qui a été annoncé plusieurs siècles avant sa naissance. De nombreux passages de l’Ancien Testament font allusion au Christ. Le Christ accomplit les Ecritures. Ainsi, les dernières paroles qu’Il prononce sur la croix sont des paroles que nous trouvons dans les Psaumes. Par exemple, peu avant sa mort, Il dit : « J’ai soif » (Jean 19,28) et les soldats lui donnent à boire. Or, le Psaume 69,22 dit : « Ils m’ont donné du vinaigre pour apaiser ma soif ». De même, avant d’expirer, Il dit : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23,46). C’est précisément ce que dit le Psaume 31,6 : « Entre tes mains, je remets mon esprit ».

  Nous arrivons maintenant à cette phrase du crucifié qui surprend tellement. Nous la retrouvons, elle aussi, intégralement au Psaume 21. C’est une nouvelle fois l’accomplissement des Ecritures. D’ailleurs, aussitôt après, il dira : « Tout est consommé » (Jean 19,30). Cette phrase ne signifie pas que le Christ soit abandonné du Père. Nous pouvons confirmer cela en reprenant le Psaume 21 et en lisant l’un de ses versets, le verset 25 : « … car Il n’a point (le Père) méprisé, ni dédaigné la pauvreté du Pauvre (il s’agit du Christ), ni caché de Lui sa face, mais invoqué par Lui, Il écouta ». Il ne faut pas croire non plus que l’unité entre le Père et le Fils ait été brisée, ni que le Fils ait pu douter du Père. En effet, sa toute dernière parole est celle-ci : « Entre tes mains, je remets mon esprit ». Remet-on son esprit à quelqu’un qu’on estime nous avoir abandonné ?

  Il n’en reste pas moins que le Christ parle d’abandon. Quel sens devons-nous donner à ce mot ? Le Christ est Vrai Dieu. Il est aussi Vrai Homme. Il assume notre condition humaine dans sa totalité, hormis le péché. Sur la croix, il est humainement brisé, anéanti, délaissé. Il est abandonné aux hommes, à ses bourreaux. Il voit la mort approcher. Il éprouve l’abandon que peut éprouver tout homme à ce moment-là. Le Christ accepte cette dernière épreuve pour être encore plus solidaire de notre humanité.

  Saint Hilaire explique que : « La plainte de l’abandonné vient de cette infirmité qui va à la mort. Vous avez dans cette plainte d’être abandonné, la preuve qu’Il est un homme ». Il ajoute : « Et vous avez en ce que en mourant, Il proclame qu’Il règne dans le Ciel, la preuve qu’Il est Dieu ». Saint Hilaire fait allusion à cette phrase du Christ au bon larron : « En vérité, je te le déclare, aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le Paradis » (Luc 23,43).

  Sur la croix, le Christ porte aussi tous nos péchés. Or le péché est ce qui sépare l’homme de Dieu. Notre propre péché peut nous faire croire que nous sommes abandonnés de Dieu. Le Christ accepte de vivre cet abandon par amour pour nous et par obéissance envers le Père. Son cri vers le Père doit nous ouvrir les yeux sur notre propre péché et nous en faire ressentir toute la misère.


12 juin 2016

ANANIE ET SAPHIRE

  Ananie et Saphire    (Actes des Apôtres 5, 1-11)

   Le passage est troublant car il donne l’impression d’une grande sévérité et d’une absence totale de miséricorde. Comment comprendre et recevoir la mort subite d’Ananie et de Saphire ? 

  Il importe de voir qu’il ne s’agit pas d’un acte ordinaire, mais d’une situation exceptionnelle avec un enjeu d’une gravité extrême. Nous sommes au tout début de l’Eglise. Le mot apparaît d’ailleurs ici pour la première fois. L’acte qui nous est rapporté est un acte fondateur de l’Eglise. Il s’agit de préserver la communauté qui doit s’étendre sur toute la surface de la terre dans les siècles à venir pour apporter à tous les hommes le salut qui vient du Christ. Il y a en même temps au travers de cet évènement un message de portée universelle pour tous les hommes à venir. 

  Regardons de plus près la nature de la faute. Il ne s’agit pas d’un manque de générosité ni d’une désobéissance. Ananie restait libre de conserver une partie de ses biens. Sa faute consiste en un mensonge par lequel il veut s’assurer la gloire d’avoir tout donné et bénéficier de l’aide intégrale de la communauté. Mais, en trompant les apôtres, c’est l’Esprit Saint lui-même qu’il trompe. Il ment à Dieu. C’est bien en entendant la parole « tu as menti à Dieu » qu’Ananie expire. La mort exprime la gravité de ce mensonge. La gravité est liée aussi au fait que « Satan a rempli son cœur ». Alors que les croyants sont « remplis de l’Esprit Saint », Ananie et Saphire sont devenus les jouets de Satan. Il y a bien ici une rencontre entre l’Esprit Saint, l’esprit de vérité qui donne la vie et Satan, l’esprit du mensonge qui conduit à la mort. 

  La mort n’est pas donnée par Pierre qui est seulement averti par l’Esprit de Dieu de leur mensonge. Elle est donnée par Dieu comme signe pour manifester la gravité d’une faute qui tue. Ananie et Saphire étaient eux-mêmes devenus instruments de mort pour la communauté. Ainsi Dieu protège la communauté naissante tout en établissant la vérité sur ce qui tue. La crainte qui s’empare alors de l’Eglise entière et de tous ceux qui prirent connaissance de l’événement renforce l’attachement au Seigneur. Rappelons que la crainte ne consiste pas à avoir peur de Dieu. La crainte de Dieu signifie qu’il est la priorité de mon cœur. C’est la crainte de ne pas l’aimer comme il faut, de ne pas l’aimer assez. C’est une crainte qui stimule mon amour. Elle se manifeste par un ardent désir de connaître Sa Volonté et de mieux Le servir. 

  Qu’en est-il de la miséricorde ? L’intention de Dieu, ici, n’est pas de révéler sa miséricorde. Elle est cependant présente au travers de la lumière et de la préservation qui sont apportées ainsi à la communauté. En outre, même s’il n’en est pas question à l’égard d’Ananie et de Saphire dans ce passage, il n’est pas dit non plus qu’elle ne s’exerce pas pour eux sous une autre forme qui, bien sûr, demeure mystérieuse pour nous.

   Principaux ouvrages consultés :

-          Philippe BOSSUYT et Jean RADERMAKERS, s.j. Témoins de la Parole et de la Grâce  (Actes des apôtres),  I.E.T. de Bruxelles

-          Dom Paul DELATTE  Les épîtres de Saint Paul, tome1,  Solesmes

-          J. DUPONT, osb, La Sainte Bible-Les Actes des Apôtres,  Cerf

 

 

 

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08 août 2015

EGLISE ET FEMME

   « Femmes, soyez soumises à vos maris »  St Paul, Colossiens 3,18 

  Cette phrase isolée du reste de la Bible et de tout contexte peut sembler vouloir dire que l’idéal du couple chrétien est que l’homme commande et donne des ordres et que la femme obéisse. Pourtant cela ne correspond ni à l’enseignement de l’Eglise ni à la pratique des couples profondément chrétiens.

  Il y a donc un problème et c’est un problème d’interprétation. La lecture de la Bible est quelque chose qui est souvent difficile et qui s’apprend.

  On peut commencer par lire ce qui est dit juste après : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il se doit dans le Seigneur. Maris, aimez vos femmes, et ne leur montrez point d’humeur. » Observons que la deuxième phrase apporte un correctif important et un équilibre par rapport à la relation entre les deux personnes.

  Un peu plus loin, il est question des esclaves. Lisons, car cela permet de faire une observation intéressante et un parallèle avec la condition de la femme : « Esclaves, obéissez en tout à vos maîtres d’ici-bas, non d’une obéissance tout extérieure qui cherche à plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, dans la crainte du maître … Maîtres, accordez à vos esclaves le juste et l’équitable, sachant que vous aussi, vous avez un Maître au ciel. » Là aussi, il y a un correctif et un équilibre par rapport à la relation entre le maître et l’esclave dont hérite la société.

  L’inégalité entre l’homme et la femme et celle de l’esclavage sont des faits de l’Antiquité. L’épouse, dans la société de l’époque a un statut juridique inférieur à l’époux. L’apôtre Paul est tout simplement un homme de son temps. Il ne conteste pas l’ordre social. Néanmoins, il apporte à chaque fois un enseignement nouveau et une perspective complètement nouvelle qui va peu à peu changer profondément la société et amener au cours du Moyen-Age la suppression progressive de l’esclavage et la reconnaissance d’une égalité entre l’homme et la femme.

  L’historienne Régine Pernoud, dans La femme au temps des cathédrales, explique ce que fut le choc culturel entre les mœurs romaines et le nouvel esprit des femmes chrétiennes et la place éminente que celles-ci occupèrent : « Somme toute, entre le temps des Apôtres et celui des Pères de l’Eglise, pendant ces trois cents ans d’enracinement, de vie souterraine que résume l’image des catacombes, de qui est-il question dans l’Eglise ? Des femmes. Ce sont des femmes que l’on célèbre … » (p.22)

  Il est utile de rappeler un certain nombre de faits :

- C’est l’Eglise qui a lutté pendant de nombreux siècles contre les unions imposées pour obtenir le libre choix des époux.

- De nombreuses femmes dans toute l’Europe ont exercé des commandements sur les hommes au niveau politique comme reines et régentes, des abbesses ont gouverné de vastes territoires incluant des monastères d’hommes comme à Fontevrault, des femmes ont mené les hommes au combat. Jeanne d’Arc n’est pas une exception. Par exemple, sur une seule région, la Bretagne, et sur sept années seulement (1342-1348), on peut citer Jeanne de Flandre, Jeanne de Penthièvre et Jeanne de Belleville qui toutes trois ont pris la tête de troupes armées.

- Au temps des cathédrales, les femmes avaient une liberté totale pour gérer leur fortune, hériter, tester, vendre, administrer.

- Au Moyen-Age encore, les femmes avaient droit de vote pour envoyer un représentant de leur commune aux Etats Généraux, pour choisir les représentants dans les assemblées urbaines, les communes rurales et les corporations (Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen-Age, p.98).

- A partir de la Renaissance, on assiste à un retour du Droit romain et à une lente régression de la place de la femme dans la société. C’est le Code Napoléon, héritier des Lumières qui fera de la femme une mineure. On a pris l’habitude de dire que les femmes ont attendu le XXème siècle pour se libérer de la tutelle des hommes en attribuant ce fait à un passé lointain et « moyenâgeux ». En fait, c’est principalement après la période des « Lumières » et non avant que le statut de la femme va atteindre une telle situation d’infériorité.

- Au Moyen-Age, les filles vont à l’école comme les garçons et les femmes lisent plus que les hommes. Au XIème siècle, les femmes lettrées sont nombreuses. Le premier traité d’éducation chrétienne par St Jérôme aux IV-Vème siècles concerne les filles. Il est clair qu’on reconnaît dans la femme comme dans l’homme, une intelligence à instruire et à développer. L’information qui prétend que l’Eglise aurait mis en cause le fait que les femmes aient une âme est une pure légende dont on connaît aujourd’hui l’origine.

    Sur ce sujet voici quelques pensées lumineuses des philosophes dits des Lumières. ROUSSEAU : « La recherche des vérités abstraites et spéculatives, des principes, des axiomes dans les sciences, tout ce qui tend à généraliser les idées, n’est point du ressort des femmes. Leurs études doivent se rapporter toutes à la pratique. » VOLTAIRE : «Quant à la supériorité de l’homme sur la femme c’est une chose entièrement naturelle ; c’est l’effet de la force du corps et même celle de l’esprit. » « Bien des dames sont comme vous savez, de grands enfants : le fouet et des dragées. » Benjamin CONSTANT : « Il y a de moi à elle une telle supériorité qu’elle ne peut être qu’un amusement. » DIDEROT : « Les femmes semblent n’être destinées qu’à notre plaisir. Lorsqu’elles n’ont plus cet attrait tout est perdu pour elles. » « Rien ne pénètre à une certaine profondeur … dans l’entendement des femmes …  les idées nagent à la superficie de leur âme. » MIRABEAU-TONNEAU : « C’est un meuble de nuit dont le jour on ne sait que faire. »

  Rappelons également que durant la Révolution Française, les femmes sont exclues du droit de vote. 

  Une règle d’interprétation du texte biblique est qu’il faut lire un passage en l’éclairant par d’autres passages. Or, la Bible, spécialement le Nouveau Testament,  enseigne l’égalité entre l’homme et la femme ce qui tranche avec les mœurs de l’Antiquité et de la civilisation romaine dominante à l’époque de St Paul.

  Voici quelques textes :

  Genèse 1,27 : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu, il le créa, homme et femme il les créa. » Tous deux sont créés à  l’image de Dieu.

  Galates 3,28 : « Il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ. » Ce verset de St Paul est interprété par l’Eglise comme affirmant l’égale dignité de tous aux yeux de Dieu.

  I Corinthiens 7,3 : « Que le mari s’acquitte de son devoir envers sa femme et pareillement la femme envers son mari. » L’homme et la femme sont mis sur le même plan. Les devoirs sont mutuels.

  I Corinthiens 11,11 : «  Aussi bien, dans le Seigneur, ni la femme ne va sans l’homme, ni l’homme sans la femme ; car, de même que la femme a été tirée de l’homme, ainsi l’homme naît par la femme, et tout vient de Dieu. » L’interdépendance est affirmée de manière égale.

   Ephésiens 5,25-33 : « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. Que les femmes le soient à leurs maris comme au Seigneur … Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise : Il s’est livré pour elle … De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leur propre corps. Aimer sa femme, c’est s’aimer soi-même. » Ce texte montre qu’il y a quelque chose de réciproque dans cette soumission et qu’il s’agit d’une soumission d’amour dans les deux sens et non d’une soumission autoritaire d’un côté et servile de l’autre.

  Voici un beau texte de l’époque féodale faisant écho à cette vision de l’amour conjugal. Il est de Hughes de Saint-Victor (1096-1141), un philosophe et un théologien : « La femme a été formée, non pas à partir de n’importe quelle partie du corps de l’homme, mais de son côté, afin de montrer qu’elle était créée pour une alliance d’amour, de peur, si elle était faite à partir de son chef (sa tête), qu’elle ne parût supérieure à l’homme dans la domination, ou bien, si elle était faite à partir de ses pieds, qu’elle ne parût sujette de l’homme dans la servitude. Et puisque ce n’était pas une suzeraine ni une servante qui était préparée à l’homme, mais une associée, il fallait qu’elle ne fût produite ni de son chef, ni de ses pieds mais de son côté, pour qu’il connaisse celle qui serait placée auprès de lui, et dont il aurait appris qu’elle était tirée de son côté. »

  Signalons aussi que l’être humain le plus vénéré et exprimant le mieux la dignité de la vocation humaine, le plus grand saint, est une femme : la Vierge Marie, « le modèle de l’Eglise » selon l’expression de Jean-Paul II dans l’encyclique « Redemptoris Mater ». 

  Très important est l’attitude du Christ envers les femmes. Cela provoquait souvent l’étonnement et même le scandale. Dans tout l’enseignement de Jésus, et dans son comportement, on ne trouve rien qui reflète la discrimination de la femme si habituelle à son époque. Au contraire, ses paroles et ses actes expriment toujours le respect et l’honneur qui leur sont dus. Sa façon de parler des femmes et aux femmes, ainsi que la façon de les traiter, constitue clairement une nouveauté par rapport aux mœurs prévalant alors.

  Outre la Vierge Marie, l’image de la femme qui ressort des Evangiles est particulièrement positive et édifiante. Voici quelques extraits de la lettre apostolique : La dignité et la vocation de la femme de Jean-Paul II du 15/08/1988 : «  Au moment de l’épreuve définitive, ce sont avant tout elles qui se sont trouvées au pied de la croix. Parmi les Apôtres, seul Jean est resté fidèle. Par contre les femmes sont nombreuses. On voit qu’au cours de cette épreuve de la foi et de la fidélité, qui fut la plus dure, les femmes se montrèrent plus fortes que les Apôtres : en ces moments de danger, celles qui « aiment beaucoup » réussissent à vaincre la peur. Elles sont les premières près du tombeau. Elles sont les premières à le trouver vide. Elles sont les premières à entendre : Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Elles sont aussi les premières appelées à annoncer cette vérité aux Apôtres. »

  Pour conclure, je voudrais dire ce que j’ai appris à découvrir au sujet de la femme et l’Eglise y est pour beaucoup. La femme est pour moi un sujet d’émerveillement et d’admiration. Par sa force morale, par sa force spirituelle, par sa capacité d’attention à la personne concrète, par sa capacité d’amour fruit de sa féminité et de sa maternité, c’est elle et non l’homme qui est peut-être le chef d’œuvre de la création.