Devant le mal qui ravage le monde et la révolte humaine qui peut en  résulter, l’Eglise a toujours répondu la même chose : Dieu n’a pas voulu cela

Ce que Dieu a voulu et ce que Dieu continue de vouloir pour l’homme, c’est la communion avec Lui-même. C’est pour cette fin que Dieu nous a créé libre, même s’il sait que cela entraîne le risque de la désobéissance et de la rupture avec Lui comme cela s'est produit au commencement avec le péché originel. La liberté n’est donc pas une fin, mais un moyen pour dire oui à Dieu en vue de notre bonheur éternel. 

L'une des grandes vérités du christianisme, c'est que Dieu a choisi l'impuissance pour se faire aimer. L'Amour ne s'impose pas. Lui qui est Tout-Puissant s'est fait petit enfant et a assumé notre condition d'homme jusqu'à la mort sur une croix. Lui, le Tout-Puissant, s'est laissé crucifier.

Dieu a  permis la désobéissance : 

       1/ Parce qu’Il ne veut pas se substituer à l’intelligence et à la volonté de l’homme. Une telle intervention de sa part dans la conscience de l’homme pour l’empêcher de désobéir équivaudrait à détruire sa créature et toute l’humanité avec elle. Dieu permet donc la désobéissance non pour que l’homme souffre des conséquences, mais pour qu’il garde l’existence et donc la possibilité de la vie éternelle. 

       2/ Parce qu’Il sait que les épreuves et les souffrances que l’homme va subir ne sont rien en comparaison du bonheur qu’Il nous prépare et parce que la vie éternelle avec Lui est infiniment supérieure à la vie actuelle séparée de Lui. 

St Paul aux Romains 818  « J’estime que les souffrances du temps présent sont sans proportions avec la gloire qui doit être révélée en nous » 

St Jean 1621   « Lorsque la femme enfante, elle est dans l’affliction puisque son heure est venue, mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de son accablement ; elle est toute à la joie d’avoir mis un homme au monde » 

       3/ Parce qu’Il sait qu’Il est plus puissant que le mal et qu’il  peut nous libérer définitivement de notre péché, par lequel précisément le mal se répand. Dieu est déjà vainqueur et si sa victoire est lente à se dessiner, c’est qu’Il nous laisse le temps de nous convertir. 

              St Jean 1633  « Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde »