A quoi reconnaître qu’un être est un être humain ?

  De nombreuses réponses ont été avancées : la taille : un fœtus serait trop petit ; l’âge : dix, douze, vingt semaines, ou plus, avant la naissance, selon les avis ; le fait d’être désiré ; la reconnaissance par autrui ; le fait d’être conscient ; l’autonomie ; la possibilité d’une relation avec autrui. Mais alors, dans ces conditions, un bébé de quelques semaines, un autiste, un malade mental, un grabataire, un exclu pour tel motif social, racial, médical, ne méritent plus d’être traités comme des êtres humains ! Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose d’extrêmement scandaleux à décider par soi-même, en fonction de ses vues qui est humain et qui ne l’est pas ? Tous les critères énumérées précédemment sont arbitraires, discriminatoires et sans fondement. Il n’y a qu’une seule réponse objective qui puisse s’imposer à la raison, nous semble-t-il, de façon logique et irréfutable : 

                   Tout être vivant qui appartient à l’espèce humaine possède la nature humaine et est un être humain

  Il n’y a aucune exception. Tout membre de notre espèce possède la nature humaine et doit donc être traité comme une personne. Cette nature humaine est fondée biologiquement sur le caryotype commun à toute l’espèce. A cet individu unique de notre espèce s’applique la dignité attachée à la nature humaine et on doit dès lors lui reconnaître les droits de l’homme qui en découlent avec en premier lieu le droit à la vie.

 

Quand commence un être humain ?

  L’homme débute au moment où toute l’information nécessaire et suffisante se trouve rassemblée. Ce moment est la fécondation. 

  Lorsque l’ovule est fécondé par le spermatozoïde, un nouveau vivant existe et ce nouveau vivant est un individu appartenant à l’espèce humaine. Cette première cellule appelée zygote a été le point de départ dans la vie de chacun d’entre nous. Le moment de la conception est vraiment le moment de notre venue à l’existence. Tout ce que nous deviendrons ultérieurement physiquement trouve son origine ici. La génétique et la biologie moléculaire nous ont démontré que, dès la fécondation, l’œuf contient toute l’information nécessaire à son plein développement. Son information constitutive est complète. Plus rien ne sera ajouté à son programme. La science a révélé qu’il y a continuité de développement de la conception jusqu’à la naissance.

   A la conception, une vie nouvelle et unique est là avec la totalité de son patrimoine génétique. C’est le même être de la conception  à la mort. Professeur Jean-François Mattei : « Comme avant lui l’œuf fécondé et, après le fœtus, le nouveau-né, l’enfant, l’adolescent, l’adulte et la personne âgée, l’embryon n’est qu’à un moment donné l’expression morphologique d’une seule et même vie. » -Le Monde, 12/10/1993-

 

L’embryon est-il est un être humain ? 

1 : Tout être possédant la nature humaine est un être humain.

2 : Or, l’embryon humain possède la nature humaine. La nature humaine est communiquée au moment de la conception.

3 : Donc, l’embryon humain est un être humain. C’est un être vivant et unique appartenant à l’espèce humaine.

 

Peut-on ôter la vie à un embryon humain ?

1 : Tout être humain a droit à la vie et doit être respecté.

2 : Or, l’embryon humain est un être humain puisqu’il possède la nature humaine.

3 : Donc, l’embryon humain a droit à la vie et doit être respecté.